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auteurs

D. J. Bryant, autoportrait

D. J. Bryant

D. J. Bryant est américain ; né en 1979, il vit aujourd’hui à Seattle. Diplômé du Art Institute de Seattle peu de temps après les attaques du 11 Septembre 2001, il aime à expliquer que l’ombre de cet événement dramatique se retrouve dans toute son œuvre, et particulièrement dans les histoires qui composent Cité irréelle.

Attiré durant l’adolescence par l’esprit d’indépendance des artistes de Image Comics (en particulier Todd McFarlane et Jim Lee) et par l’œuvre littéraire de Franz Kafka et Edward Albee, il aime citer également Jaime Hernandez et Dan Clowes comme influences majeures. Mais son œuvre laisse transparaître une très grande variété de références assumées : film noir, cinéma nouvelle vague, comics US classique (Steve Ditko ou Jack Kirby dans sa période romance comics par exemple), bande dessinée européenne (Crépax, Mœbius…), manga, les chansons de France Gall ou encore un certain cinéma érotique dont il dessine des critiques illustrées pour le fanzine de cinéma bis Cinema Sewer. Fait rare pour un auteur, D. J. Bryant revendique ses influences et aime les décortiquer sur son blog Sequential Monitor et dans le podcast Time to Draw the Line avec son ami l’auteur de comics Dustin Weaver.

Son premier livre Cité irréelle, à la croisée de toutes ces influences, est le fruit d’un travail de sept années. On en retrouve les prémices dans The Steelcharge Horsecap, récit court qui paraît en 2008 dans l’anthologie Typhon de Danny Hellman. D. J. Bryant y développe déjà l’univers onirique, par moments cruel, et le trait méticuleux que l’on retrouve plus tard dans Cité irréelle. En 2010, dans une série de strips éponymes publiés dans le magazine alternatif seattleite The Stranger, D. J. Bryant entreprend de raconter sur un mode surréaliste l’histoire banale d’un tueur à gage qui se trompe de cible ; déjà, la ville et ses motifs géométriques y jouent un rôle important. Peu habitué au rythme particulier du strip en quatre cases, D. J. abandonne la série après cinq épisodes. Il publie la même année dans l’anthologie Mome le récit Evelyn Dalton-Hoyt qui constituera la première pièce du puzzle que deviendra Cité irréelle. L’album paraît enfin en 2017 aux États-Unis chez Fantagraphics.

djbryant, biographie

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