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Albums

Paolo Pinocchio

par Lucas Varela

16 € / Parution en juin 2012 / 84 pages / 20 x 26 cm / intérieur en quadrichromie / couverture cartonnée / ISBN : 978-2-84841-021-0

Paolo Pinocchios, couverturePaolo Pinocchio est un maudit pantin qui défie les lois de l'Homme et de l'Enfer. Il promène son cynisme du royaume des morts à celui des vivants, traversant les époques et les imaginaires mythiques.

De l'enfer dantesque à la Venise de Casanova, en passant par l'univers des contes de fées, chacune de ses aventures est l'occasion de montrer un monde grouillant de débauche où il n'est de salut pour personne. Les péripéties de Paolo Pinocchio mêlent allègrement les représentations traditionnelles du vice et de la vertu à la satire de l'époque contemporaine. Avec Paolo Pinocchio, Lucas Varela réalise sa première création d'auteur. Le dessinateur virtuose, qui collabora régulièrement avec Carlos Trillo, nous dévoile ici son propre imaginaire, grotesque et scabreux. Ce n'est sans doute pas un hasard si cette canaille est le fruit de l'imagination d'un Argentin qui a vu son pays sombrer aux mains de politiques capables de vendre père et mère pour arriver à leurs fins. À travers ce personnage, Lucas Varela prend plaisir à revisiter ses classiques : fasciné par Jérôme Bosch et héritier de la ligne claire hergéenne, il met la précision de son trait au service d'un monde visqueux et scatologique à souhait.

Ouvrage traduit de l'espagnol par Claire Latxague.

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le bus

par Paul Kirchner

15 € / Parution en février 2012 / 96 pages / 23 x 16,5 cm / intérieur noir & blanc / couverture cartonnée, dos toilée / ISBN : 978-2-84841-020-3

le bus, couvertureJoyau surréaliste méconnu, le bus aura attendu 25 ans cette traduction. Initialement publiés dans Heavy Metal, la version américaine de Métal Hurlant, les strips de the bus furent pendant de nombreuses années un des piliers de la revue. À partir du plus insignifiant des quotidiens - un homme qui attend son bus - Kirchner bâtit un univers désopilant et vertigineux. En 6 ou 8 cases, sans dialogue, cette situation ordinaire bascule dans la quatrième dimension, la ville est transfigurée en un labyrinthe surréaliste. À l'instar de Little Nemo, le bus met en scène un univers de papier abyssal où l'extraordinaire peut surgir de toute part. Les bouches à incendies prennent vie ; un bus sombre dans la délinquance ; l'image est soudain rappelée à sa planitude ; l'horizon vers lequel file le bus n'est plus qu'à une portée de main... Entre exercice oulipien et flânerie ludique, le bus aura attendu 25 ans cette première publication en France.

L'ouvrage rassemble l'intégralité des strips réalisés par Paul Kirchner, soit une dizaine de plus que l'édition originale publiée aux États-Unis en 1987 par Ballantine. Paul Kirchner a par ailleurs spécialement écrit une postface, réalisé une nouvelle couverture et diverses illustrations inédites. À noter enfin qu'une édition en langue originale est également disponible.

Né en 1952, Paul Kirchner a longtemps été l'assistant de Wally Wood, dessinateur légendaire notamment connu pour ses publications chez EC comics. Paul Kirchner en a gardé un dessin classique et méticuleux. Il fut également l'auteur dans les années 70 du western psychédélique The Dope Rider, dont certains épisodes sont parus en France dans L'Écho des Savanes.

Ouvrage traduit de l'anglais par Patrick Marcel.

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Comment Betty vint au monde

par L.L. de Mars

18 € / Parution en juin 2011 / 64 pages / 19 x 26 cm / intérieur en quadrichromie / couverture cartonné, dos toilée / ISBN : 978-2-84841-018-0

Comment Betty vint au monde, couverture Autant pour l'auteur que pour le lecteur ou l'héroïne, Comment Betty vint au monde est une expérience radicale. Fusion entre dessins classiques, peinture expressionniste et historiette pour enfants, le premier récit en couleurs de L.L. de Mars conte les aspirations d'une jeune fille à se construire elle-même. Débordants, les désirs de Betty se heurtent aux bien-pensants, famille, artistes et autre faux dieux étouffant tout embryon de création.

C'est en déconstruisant et réinventant les codes du médium que l'auteur offre à cette enfance, au lecteur et à la bande dessinée, le sérieux (et la jouissance) qu'on leur refuse. Le fil de cette quête consume les pages, mots et cases mêmes de l'histoire jusqu'à une chute inévitable. Le geste du peintre et une narration urgente se conjuguent dans une spontanéité fascinante qui fait vaciller les normes. Du déchiffrage de cette ode pamphlétaire naît une infinité de lectures et d'échos, de la Comtesse de Ségur à Jean-Michel Bertoyas, de Will Eisner à Fragonard. L'auteur a entre autres publié M, une traversée des chants de Maldoror (6 pieds sous terre, 2005), Quelques prières d'urgence à réciter en cas de fin des temps (Les Rêveurs, 2009) et explore une quantité d'autres média avec la même énergie insatiable.

Betty est une enfant qui incarne mon dégoût de toute posture, notamment la posture artistique, une enfant qui prend très au sérieux, autant que je le prends au sérieux, l'idée que l'art est la forme la plus accomplie de la vie, et qu'aucune forme de transaction avec l'ordre du monde ne doit affaiblir ce qu'on veut pour lui, surtout pas au nom d'une quelconque raison supérieure. »

L.L. de Mars

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Les monstres aux pieds d'argile

par Alexandre Kha

16 € / Parution en mai 2011 / 72 pages / 23 x 31 cm / intérieur bichromie / couverture couleurs à rabats / ISBN : 978-2-84841-017-3

le bus, couvertureAprès trois livres de dessins légendés, Alexandre Kha revient à la bande dessinée avec une galerie de personnages étranges et marginaux.

Recueil de récits courts fantastiques, Les Monstres aux pieds d'argile s'inscrivent dans la continuité des ½uvres littéraires d'Adelbert von Chamisso, Franz Kafka ou encore E.T.A. Hoffmann.

Un singe savant accède à l'humanité. Un homme abandonne son reflet à une habitante des miroirs. Un minotaure s'échappe de son labyrinthe pour en trouver un autre plus complexe. Un homme-arbre en pleine mutation rejoint le monde végétal. Un être électrique vit en accéléré, avant de disparaître dans les méandres du temps. Un jeûneur, délaissé par son public, poursuit son art de la faim sans limite. Autant d'étrangers fabuleux confrontés à la banalité du quotidien. Les « pieds d'argiles » évoquent la magie de ces monstres autant que leur fragilité, êtres en permanence confrontés à un conformisme hostile, toujours prêt à les exhiber pour mieux s'en affranchir. Le lecteur découvre ces morceaux de vie au gré des ballades nocturnes d'Arthur Grisham, témoin ordinaire des bas-fonds d'une ville portuaire. Entre conte imaginaire et archives du quotidien, ces six portraits effacent finalement la monstruosité des ces êtres, les vibrations du dessin d'Alexandre Kha les intégrant naturellement à nos rues et nos nuits.

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Le dernier cosmonaute

par Aurélien Maury

17 € / Parution en mars 2011 / 96 pages / 23 x 16,5 cm / intérieur couleurs / couverture couleurs cartonnée / ISBN : 978-2-84841-016-6

Le dernier cosmonaute, couverture Habitant d'une ville fantôme que l'on situerait volontiers au sud des États-Unis, Larry, la trentaine, survole la banalité du quotidien : entre un patron alcoolique, un père disparu, une chambre chez sa mère, il se laisse porter par ses rêves d'enfant, accroché à ses fantasmes de voyages stellaires et à la compagnie de Teddy, ours en peluche sentencieux.

Dans la même ville se trouve Alice, jeune femme solitaire qui sent que sa vie tourne en rond. Pour tuer l'ennui, Alice joue tous les jours de l'orgue dans une église... vide. Mais tout comme Larry, elle a ses rêves : fonder une famille, avoir un enfant.

Tandis qu'un astre mystérieux se rapproche du système solaire, un soir passé dans une laverie automatique à contempler tournoyer chaussettes et culottes réunit Alice et Larry : les premiers pas de leur histoire chamboulent la monotonie insouciante de Larry. Tourmenté par la peur de l'inconnu, il vit la nuit qu'ils passent ensemble comme une épopée cosmique, Aurélien Maury constituant un univers symbolique où trous noirs, vaisseaux et failles temporelles guident ce cosmonaute allégorique vers sa propre destinée.

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Blood Song, une ballade silencieuse

par Eric Drooker

24 € / Parution en novembre 2010 / 308 pages / 16,5 x 24 cm / intérieur couleurs / couverture couleurs à rabats / ISBN : 978-2-84841-015-9

Blood Song, une ballade silencieuse, couverture Initialement publié aux États-Unis en 2002, Blood Song est le second roman graphique d'Eric Drooker.

De l'harmonie brisée d'une jungle luxuriante aux toits enneigés d'une Babel industrielle, Blood Song conte l'odyssée d'une jeune réfugiée. Contrainte à la fuite par l'invasion, puis le saccage de son île d'origine, la traversée d'un océan la conduit aux portes d'une mégalopole insatiable, où les hommes sont des ombres sans visages, où les musiciens sont réduits au silence. L'itinéraire d'une déracinée ordinaire acquiert, sous les traits d'Eric Drooker, la dimension d'une fable, contemporaine et politique, mélange de mythologies ancestrales et modernes. Une narration muette, des images bleutées ponctuellement enrichies d'une note de couleur, une subtile mise en page en diptyques, l'intelligence et l'économie des moyens utilisés gravent cette histoire en chacun. Eric Drooker offre au lecteur « un canal direct vers le c½ur même de la jeune héroïne » dont les battements résonnent comme de possibles échappatoires à la noirceur du monde et préfigurent les révoltes qui submergeront la ville dans Flood !.

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Sous le manteau

par Sylvie Fontaine

13 € / Parution en mai 2010 / 48 pages / 16,5 x 24 cm / intérieur bichromie / couverture couleurs sous jaquette / ISBN : 978-2-84841-014-2

Sous le manteau, couverture Après Le Poulet du dimanche et Miss Va-nu-pieds en 2007 et 2009, Sylvie Fontaine prolonge sa figuration de l'identité et des rapports humains par une série de portraits allégoriques.

Corps voilés sous de complexes parures, visages mutilés ou tatoués, décors trompe-l'½il, le graphisme et les symboles des apparences avisent des ordres et tensions d'un monde difforme. Chaque effigie est accompagnée d'un court poème enluminé, découverte de la fine et brute écriture de cette auteure adepte du muet.

«J'ai parfois l'impression que nous vivons dans une sorte de moyen-âge, peuplé de peurs violentes, d'abus monstrueux et d'espoirs tout aussi vivaces que les angoisses. Matraqués par la peur d'une pandémie, d'une catastrophe écologique, assaillis de besoins futiles à assouvir absolument, secoués, hagards, que pouvons-nous faire ? Électrochoc quotidien de l'information internationale, le monde, cette fabuloserie mal fréquentée, ce paradis infesté des poisons que nous y avons répandu et nous, là, hésitants, troublés, enfantins, arrogants les bras ballants. Nous savons bien qu'il faut repenser le quotidien. Avons-nous cette force ? Sous le manteau, la réponse. Sous le manteau la peur et l'angoisse, et la catastrophe qui pointe son vilain museau. Sous le manteau, fécondité, créativité, ardeur et amour aussi peuvent irradier et venir au monde. » Sylvie Fontaine

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Flood ! un roman graphique

par Eric Drooker

18 € / Parution en novembre 2009 / 160 pages / 16,5 x 24 cm / intérieur bichromie / couverture couleurs à rabats / ISBN : 978-2-84841-013-5

Flood! Un roman graphique, couverture Réalisé sur une période de sept ans, Flood! relate en trois actes les derniers jours d'une Cité en pleine dépression.

Home, le premier récit, voit un ouvrier perdre son emploi. C'est le début d'une vertigineuse descente aux enfers. Dans L, notre homme, laissé plus bas que terre, s'enfonce sous la cité. Au cours de cette plongée aux résonances jungiennes dans les profondeurs du métro, il voyagera à travers la mémoire de la ville, ses crimes et ses mythes. Entre graffitis et cosmogonie des origines, le chaos de la métropole trouve une échappée : les exclus offrent la possibilité d'une communauté. Dans Flood!, acte final donnant son titre au recueil, il refait surface dans une Cité en passe d'être inondée - lavée ? - par les flots. Nourri de son expérience ancestrale, il s'enferme et transmet, via une encre bleue - rupture dans le noir et blanc du livre - le devenir de la ville, la résistance des parias dans une envolée qui nous mènera de cette ébauche de New York qu'était Coney Island à l'arche de Noé. Entièrement réalisé en carte à gratter, Flood! est une vision expressionniste qui s'inscrit pleinement dans la filiation de Lynd Ward et Frans Masereel, auteurs dans la première moitié du XXe siècle de romans graphiques réalisés en gravure sur bois. Drooker souligne le lien entre la Grande Dépression des années trente et les années Reagan et Bush de la fin du siècle. Exprimée sans parole, la rencontre entre poésie, fantastique et critique sociale rend universel ce portrait de New York, cette autopsie d'une société bâtie sur la violence.

Notamment défendu par Art Spiegelman, Neil Gaiman et Allen Ginsberg, Flood! connaît aux États-Unis un succès critique important lors de sa sortie en 1992 et remporte un American Book Award. New Yorkais de troisième génération, Eric Drooker est aussi l'auteur de Blood Song et Illuminated Poems, en collaboration avec Allen Ginsberg. Également peintre et illustrateur, il est connu pour ses couvertures du New Yorker.s du New Yorker.

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L'attrapeur d'images

par Alexandre Kha

20 € / Parution en mai 2009 / 192 pages / 13 x 20 cm / intérieur bichromie / couverture couleurs cartonnée / ISBN : 978-2-84841-012-8

L'attrapeur d'images, couverture A l'instar du film en images fixes La Jetée, L'Attrapeur d'Images est «l'histoire d'un homme marqué par une image d'enfance». L'histoire de Nemo Lowkat, double imaginaire du cinéaste, marqué non par l'image d'une femme sur la jetée d'Orly, mais par une gravure tirée des Voyages extraordinaires de Jules Verne. À la manière de ces vieux livres dont l'ambition était de donner goût aux voyages à la jeunesse au début du vingtième siècle, ce tour du monde en 23 gravures et 146 dessins légendés retrace le périple de cet homme devenu photographe, récoltant des images dans sa boîte noire comme un chasseur de papillons dans son filet. Images volées, trompeuses, prémonitoires, détournées, révélatrices ou fuyantes... chacune apporte son lot de réflexions sur le sens de l'histoire et des signes. Voyageur, écrivain photographe et bricoleur multimédia, le double de Nemo Lowkat est considéré comme le plus célèbre des cinéastes inconnus. Il a filmé la réalité du monde avec une prédilection pour la révolution, l'engagement politique, le musée imaginaire, la mémoire, les femmes, les chats, les chouettes et... les images.

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Miss Va-nu-pieds

par Sylvie Fontaine

14 € / Parution en octobre 2008 / 136 pages / 14 x 18,5 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs à rabats / ISBN : 978-2-84841-011-1

Miss Va-Nu-Pieds, couverture Miss Va-Nu-Pieds naît page après page, à la manière d'un flip-book. Elle abandonne sa chambre et ses lectures pour explorer la ville et en dévoile peu à peu toute la magie. Au gré des rencontres, des trappes ou des accidents, elle s'applique à toujours avancer, donnant ainsi vie à un univers foisonnant et expressionniste. Protagoniste essentiel de l'aventure, ce pays des merveilles fonctionne suivant le principe de métamorphose cher à Sylvie Fontaine (exploré dans son livre Le Poulet du Dimanche) : que ce soit de manière cubiste ou symbolique, les lieux se transforment sans cesse. La ville fantôme deviendra ainsi forêt luxuriante, cauchemar kafkaïen ou rêve surréaliste. Fuite effrénée et quête intérieure, cette course (sans fin?) amène le personnage à s'affiner peu à peu et elle acquiert, sans un mot, une identité toute féminine et insolente.

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Souvenirs de poche

par Alexandre Kha

10 € / Paru en novembre 2007 / 128 pages / 12 x 15,5 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs à rabats / ISBN : 978-2-84841-010-4

Souvenirs de Poche, couverture Sur le principe du leitmotiv littéraire "Je me souviens..." - inventé par Joe Brainard puis rendu célèbre par Georges Perec - Souvenirs de Poche évoque les bribes de souvenirs d'enfance d'un certain Grégoire Fennec, son environnement morne et rigide de petit banlieusard et son échappée utopique vers l'imaginaire. Second sketchbook d'Alexandre Kha après Les Mangeurs d'absolu, ces Souvenirs de Poche décrivent un monde à la lisière du cauchemar et la frontière un peu floue que franchit un enfant pour perdre son innocence.

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Les Mangeurs d'absolu

par Alexandre Kha

10 € / Paru en juin 2007 / 104 pages / 12 x 15,5 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs à rabats / ISBN : 978-2-84841-009-8

Les Mangeurs d'Absolu, couverture Pour ce premier livre inaugurant une série de sketchbooks, Alexandre Kha décline un univers littéraire sous forme de haïkus illustrés. A raison d'une image et d'un court texte par page, l'auteur dresse une impressionnante galerie de personnages : Thibaut écrit frénétiquement des lettres pour envoûter ses proies féminines, Colin traîne son désespoir en portant la statue de son ex-dulcinée dans ses bras, Violette la cul-de-jatte et Timoclès l'aveugle demeurent inséparables, et tant d'autres... Puis la vision anecdotique de ces poétiques angoisses existentielles se fait panoramique, ces étranges créatures se croisant peu à peu. La passion des uns ou le rêve d'idéal des autres font vaciller le destin de chacun, finissant sur une impasse, une tragédie ou une révélation. Soutenue par un dessin fragile, l'intimité de ces instants choisis dresse finalement le portrait d'une comédie humaine en quête d'absolu.

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Le Poulet du dimanche

par Sylvie Fontaine

16 € / Paru en février 2007 / 120 pages / 21,5 x 28 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs à rabats / ISBN : 978-2-84841-007-4

Le Poulet du Dimanche, couverture Aboutissement de plusieurs années de maturation, Sylvie Fontaine illustre dans son Poulet du Dimanche une chronique de la métamorphose. Succession de saynètes de la vie quotidienne où chaque individu devient l'objet de mutations toujours déconcertantes, le livre met en jeu des rapports humains soudainement transfigurés par cette intrusion du fantastique. En quelques cases, un repas de famille dégénère en cabinet du difforme. Un rendez-vous galant devient chaos émotionnel. Les membres ou les visages prennent des formes montrueuses ou séduisantes. Les décors eux-mêmes se trouvent entraînés dans une poésie du quotidien. Suivant minutieusement ce principe, l'auteur dissèque dans les différents chapitres du livre les frustrations et les bonheurs de l'adolescence, des rapports amoureux ou encore de la maternité. Accompagnant ces variations thématiques, le dessin se métamorphose lui-même, évoluant d'un traitement réaliste à une approche plus cartoon, en passant par des dessins très expressifs réalisés au pinceau. L'ensemble forme une narration muette qui, à l'instar des rêves où tout s'enchaîne sans causes ni conséquences, invite à la contemplation. Sixième album de Sylvie Fontaine, notamment après Cubik (La Cafetière) et Calamity (BFB), Le Poulet du Dimanche est préfacé par Moebius.

Quelques mots de l'auteure : "J'ai fait les premiers dessins du Poulet du Dimanche il y a dix ans. La première planche, celle qui a généré tout le reste, est celle de la famille où la mère devient tentaculaire, le père se transforme en homme invisible et l'enfant se change en masse piquante. Le dessin a intéressé Moebius qui devait à l'époque participer à un journal appelé Le Philographe. C'était un projet volumineux auquel participaient beaucoup de dessinateurs connus. Casterman l'a gardé sous le coude et finalement rien ne s'est fait. J'ai continué seule en suivant les directions variées voire proliférantes que me suggérait le dessin. Le Poulet est une somme des expériences graphiques que j'ai faites jusqu'à aujourd'hui. C'est aussi la preuve que par une sorte d'effet papillon un seul dessin peut en générer des centaines."

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Perpendiculaires,

par Samaël & Claude Amauger

6 € / Paru en septembre 2004 / 12 pages / 19,5 x 19,5 cm / intérieur en trichromie / couverture couleurs

Perpendiculaires, couverture Ce tout petit livre d'images confronte les univers graphiques de deux des membres fondateurs de Tanibis. Tiré de façon artisanale à 100 exemplaires, Perpendiculaires est disponible uniquement par correspondance. Il s'agit de la dernière publication des éditions Thot l'Ibis avant qu'elles ne deviennent Tanibis.

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Ce livre étant (presque) épuisé, vous pouvez le lire en ligne ou bien en télécharger le contenu intégral (pdf).

Pétula, je suis une Libellule

par Samaël & Claude Amauger

Port-folio / 35 € / Paru en juin 2006 / 18 sérigraphies couleurs et noir & blanc / 50 x 26 cm

Pétula, je suis une Libellule, couverture Dérivée du principe du Kamishibaï (théâtre d'images japonais), voici sans conteste la chose la plus étrange jamais réalisée par les éditions Tanibis... Hommage à la crème fouettée du cinéma de genre (film noir et science-fiction), l'objet se compose de neufs images sérigraphiées entrecoupées de cartons de textes relatant l'insurrection d'une coalition de la faune et la flore contre la dictature humaine. Stars, Teknicolor dégoulinant, intrigue interplanétaire en Paranovision, tous les ingrédients sont réunis pour faire de Pétula, je suis une Libellule une grande fresque entomologique, un space opera haletant, digne des meilleures séries B et Z. Voire Bzzz...

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Ce livre étant en voie d'épuisement, vous pouvez télécharger le contenu intégral de Pétula, je suis une Libellule.

Lowlife

par Ivan Brun

16 € / Paru en mai 2005 / 76 pages / 20 x 26 cm / intérieur noir & blanc et bichromies / couverture couleurs sur kraft / ISBN : 978-2-84841-002-7

Lowlife, couverture Le terme désigne une personne de peu d'intérêt, un individu pas très fréquentable. Traduit de façon littérale, ce mot pourrait être interprété en français comme la "vie basse", les bas-fonds, la France-d'en-bas, où une population aux bas revenus mènerait une existence pathétique, dominée par ses bas instincts.

Présentation : Lowlife est un recueil de récits courts réalisés entre 1996 et 2004 dans divers fanzines, comme Rhinocéros contre Éléphant, l'Incroyable Zlozlo, le fanzine slovène Stripburger, la revue italienne Blue ou la revue espagnole El Vibora. En dépit de leur apparente diversité graphique, ces récits sont mus par une logique implacable. Le motif récurrent est une misère structurelle d'où découle un néant moral et un désert affectif. Lowlife est un regard porté tour à tour sur les pays émergeants, les banlieues, l'individualisme contemporain, la dissolution des structures sociales et familiales... Contrairement aux représentations convenues qui nimbent la pauvreté d'une espèce d'idéal romantique, le lecteur est ici entraîné dans un panier de crabes où les protagonistes n'ont d'autre échappatoire que de reporter leur souffrance et leur frustration sur autrui. Le ton est cru, les images souvent dures témoignent d'une violence plus banale que spectaculaire.

L'édition de Lowlife : Lowlife est le constat froid de la face noire de la modernité que nous masque la publicité. Le pamphlet articulé en plusieurs récits ne jugent pas les actes de ses protagonistes mais les circonstances qui les engendrent. Pour servir le propos de l'auteur, Lowlife a été littéralement "emballé". La couverture, le début et la fin du livre ont été imprimés sur du kraft d'emballage. Un livre "prêt à consommer", pourrait-on dire ! Bien que la majorité des planches de l'album soit en noir et blanc, une impression en bichromie a été réalisée pour respecter la qualité picturale du travail d'Ivan Brun. Certaines planches ont même été réinterpretées sous l'oeil de l'auteur. Le tout est ponctué d'illustrations imprimées sur kraft qui scandent le tout en quatre chapitres cohérents, quatre facettes de la misère et de ses conséquences. Le recto plutôt anodin de ces illustrations révèle au verso l'envers malsain de la situation, tout comme le font d'ailleurs la couverture et le dos de l'album.

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Les Ombres Blanches

par Hervé Carrier

12 € / Paru en octobre 2002 / 84 pages / 20 x 20,5 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs à rabats / ISBN : 978-2-84841-000-0

Les Ombres Blanches, couverture Voici le livre des premières fois : premier album d'Hervé Carrier, mais également premier album publié par les éditions Tanibis...

L'histoire : Les Ombres blanches évoque le monde imaginaire d'Arthur Grisham, adolescent rêveur, doué d'une mémoire colossale. Son cerveau est comme la chambre noire d'un appareil photo pleine de souvenirs. Il apprend des livres par coeur sous le joug d'un imprésario tyrannique. Il ne quitte jamais son grenier, sauf un soir, lorsqu'il présente son numéro d'homme-mémoire dans un cabaret. De nombreux auditeurs viennent consulter cette bibliothèque vivante. Hanté par une faune imaginaire, Arthur leur récite des fables avec une aisance déconcertante, mais rêve et réalité se confondent. Il finit ainsi par s'identifier au célèbre enfant prisonnier Kaspar Hauser. Une forme d'aliénation mentale déforme peu à peu sa vision jusqu'à l'empêcher de sortir. La lecture reste alors sa seule évasion. Apparaît Lucie, une jeune aveugle éprise d'histoires. Elle aussi explore les rêves et le passé. Sa vitalité insuffle au jeune Arthur un peu d'humanité. C'est la seule à ne pas le considérer comme un monstre amusant. Nous apprenons enfin qu'Arthur fait partie d'une longue lignée d'hommes-mémoire apparue lorsque les livres étaient détruits sous les régimes de dictature. Ils disparaissent aujourd'hui, et Arthur Grisham devient un objet d'étude pour scientifiques.Mais se substituer à la mémoire du monde peut être un rêve dangereux qui mènera l'homme-mémoire en prison - une prison bien réelle cette fois-ci.

A propos du livre : Les Ombres blanches se veut un hommage au monde des livres et une exploration onirique de la mémoire. C'est une mosaïque d'histoires qui s'imbriquent à la manière des pièces d'un puzzle (comme certains romans du siècle des lumières, ceux de Diderot, Sterne...), une mosaïque pleine de chausses trappes, de glissements de sens, peuplée de mirages qui se dérobent sans cesse, une mosaïque où l'homme-mémoire, présenté comme un illusionniste du langage, tente par tous les moyens de substituer sa vie misérable à son art de conteur... avant d'échouer tragiquement. Fiction et réalité s'imbriquent en édifiant un système de résonnances propre à la mémoire. Cette narration labyrinthique et combinatoire, appréhendée avec un détachement amusé, reste avant tout un moyen d'investigation du monde intérieur de cet étrange artiste (la mémoire d'Arthur Grisham n'est pas dépourvue d'imagination) et de ses arcanes muséographiques pleines d'imprévus. Arthur Grisham, homme-cerveau, immobile la plupart du temps, possède en lui des images qui définissent sa personnalité. Les Ombres blanches s'avère ainsi à terme une quête de l'imaginaire et une approche des mécanismes de la pensée.

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La Greffe

par Hervé Carrier

3 € / Paru en avril 2002 / 56 pages / 15,5 x 5 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs

La Greffe, couverture Un mauvais rêve, l'abandon, le temps qui s'allonge, une pomme et des branches qui poussent : autant d'ingrédients pour une adaptation libre et minimaliste de La Métamorphose de Kafka.

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Collectifs

Rhinocéros contre Éléphant n°pi

Au sommaire : Claude Amauger, Alex Baladi, Jean-Michel Bertoyas, Reymond Bravo, Ivan Brun, Hervé Carrier, Jean-Luc Coudray, Laure Del Pino, Valérie Dupin, Madani El Hariri, Fafé, Sylvie Fontaine, Philippe Grammaticopoulos, Hoël, IBN aL RabiN, Arnaud Lesage, Guillaume Long, Aurélien Maury, Lucas Méthé, Samuel Petit, Tobias Schalken, Stefan J.H Van Dinther & Thierry Van Hasselt. Couverture de Stefan J.H. Van Dinther.

16 € / Paru en juin 2006 / 120 pages / 19 x 25 cm / intérieur noir & blanc et bichromies / couverture couleurs / ISBN : 978-2-84841-005-1

Rhinocéros contre Éléphant n°pi, couverture Alph'art fanzine lors du festival d'Angoulême 2003, la revue de bandes dessinées Rhinocéros contre Éléphant revient en force avec ce quatrième opus. Une vingtaine d'auteurs, 120 pages, et un dénominateur commun : les mathématiques. Bande dessinée, mais aussi écriture, photographie et graphisme sont au rendez-vous. Les participants sont de toutes origines : Thierry Van Hasselt est activiste au FRMK, Lucas Méthé à Terre Noire, Stefan Van Dinther et Tobias Schalken aux laboratoires Eiland. D'autres s'investissent sur des terres étrangères à la bande dessinée : Madani El Hariri est biomécanicien, Jean-Luc Coudray novelliste et Arnaud Lesage photographe (lauréat du prix européen de la photographie 2005). Enfin, les habitués des éditions Tanibis ont également répondu présent, avec entre autres Ivan Brun, Hervé Carrier et Sylvie Fontaine. Un florilège d'auteurs se prêtant au jeu de la contrainte, l'homogénéité de ce recueil n'est pas plastique mais thématique : tous assimilent les mathématiques à leur création. Ils s'engagent dans des directions des plus diverses : Philippe Grammaticopoulos explore un imaginaire lunaire peuplé de symboles mathématiques quand d'autres présentent leurs expérimentations séquentielles (Thierry Van Hasselt, Arnaud Lesage). Ailleurs, les professeurs Carrier et Ibn Al Rabin décortiquent avec légèreté deux énigmes de l'histoire des maths. D'autres mettent en lumière l'omniprésence de mécanismes mathématiques dans notre quotidien : la cellule familliale (Ivan Brun, Valérie Dupin), le corps (Sylvie Fontaine) ou les rapports humains (Laure Del Pino) sont tour à tour disséqués. D'Ibn Al Rabin (mathématicien suisse) à Reymond Bravo (mathophobe philippin), tous démontrent que les mathématiques ne se limitent pas à de froids calculs.

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Rhinocéros contre Éléphant n°3

Au sommaire : Claude Amauger, Julie Argouse, Aurélia Aurita, Ivan Brun, Hervé Carrier, Sylvie Fontaine, Flora Huynh, Patrick Jann!n, Lucas Méthé, Eva Pena, Samaël & Solea. Couverture d'Ivan Brun.

ALPH'ART FANZINE 2003 / 7,50 € / Paru en avril 2002 / 72 pages / 19 x 25 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs / ISSN : 1623-7811

Rhinocéros contre Éléphant n°3, couverture Equipé en standard d'une 2ème couverture intérieure, ce numéro déborde de scoops et de révélations en tous genres ! Nos services secrets ont réussi à infiltrer les réseaux de presse pachydermes et à subtiliser quelques pages d'un journal d'actualité du pays Rhinocéros et Éléphant. Nous saluons ici tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour que nous puissions publier quelques unes de ces 14 pages qui apportent un regard nouveau sur les deux mastodontes. Et comme si nous n'étions pas suffisamment racoleurs, ces pages scandaleuses viennent encadrer le sang et l'amour qui s'épanchent sur 56 pages de bandes dessinées réalisées par 11 auteurs paparazzis.

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Rhinocéros contre Éléphant n°2

Au sommaire : A, Claude Amauger, Ambre, Ivan Brun, Cachu, Hervé Carrier, Valérie Chemarin, Fafé, Sylvie Fontaine, Flora Huynh, Olivier Josso, Pierre Lancelin, François-Xavier Léonard, Kkrist Mirror, Eva Pena, Serge Rivron, Gilles Rochier, Sylvain Roubaud & Samaël. Entretiens avec Yvan Alagbé, Ambre, David B, Bézian, BigBen, Blanquet, Bolino, Felipe H. Cava, Christophe Chabouté, Jean-Claude Denis, Will Eisner, Fafé, Emmanuel Guibert, Killofer, Mattt Konture, Ptiluc, Serge Rivron & Sylvestre. Et un dessin de Lewis Trondheim pour la route. Couverture d'Emre Orhun.

PRIX DÉCOUVERTE AU FESTIVAL DE SIERRE 2002 / 6,10 € / Paru en janvier 2001 / 80 pages / 19 x 25 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs / ISSN : 1623-7811

Rhinocéros contre Éléphant n°2, couverture Les 5 auteurs du premier numéro sont rejoints par 10 nouveaux auteurs pour une soixantaine de pages d'histoires courtes. Vous trouverez également parmi ces pages une interview puzzle sur le rapport qu'entretiennent l'image et la narration dans la bande dessinée. 18 auteurs de la scène indépendante actuelle viennent y répondre.

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Rhinocéros contre Éléphant n°1

Au sommaire : A, Claude Amauger, François-Xavier Léonard, Sylvain Roubaud & Samaël. Couverture de Samaël.

4,60 € / Paru en mai 2000 / 32 pages / 19 x 25 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs

Rhinocéros contre Éléphant n°1, couverture Voilà le numéro par lequel tout a commencé. Cinq auteurs qui se rencontrent dans un atelier de bande dessinée animé par l'auteur Ambre. Le projet s'organise et voilà que A, Claude Amauger, François-Xavier Léonard, Sylvain Roubaud & Samaël signent un ensemble d'histoires courtes.

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Fourmi Sismographique

Au sommaire : A, Claude Amauger, Aurelia Aurita, Ivan Brun, Hervé Carrier, Flora Huynh, Patrick Jann!n, Jocelyn & Samaël. Couverture de Samaël.

5,40 € / Paru en juin 2001 / 56 pages / 21 x 21 cm / intérieur laser couleurs et noir & blanc / couverture couleurs

Fourmi Sismographique, couverture Tiré à 100 exemplaires à l'occasion du festival de Sierre et trop vite épuisé, ce collectif de format carré réunit certains des auteurs de Rhinocéros contre Éléphant. Pour l'anecdote, une inconnue signant Aurélia Aurita y publie sa première histoire...

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Microbe contre Virus

Au sommaire : A, Claude Amauger, Hervé Carrier, Eric Girard, Medoc, Arnu West.Entretien avec Un Regard Moderne. Couverture de Samaël et Hervé Carrier.

2,30 € / Paru en janvier 2001 / 56 pages / 15,5 x 5 cm / intérieur noir & blanc / couverture couleurs

Microbe contre Virus, couverture Au travers d'un florilège de strips farfelus, une poignée d'auteurs tente de répondre à cette interrogation si cruciale. Attention, ouvrage hautement contagieux.

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Tirages limités

Echec et mat

affiche de Samaël

12 € / Tirée en 2000 / photo-litho 4 couleurs / 40 x 60 cm / 100 exemplaires signés

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Symptômes

affiche de Samaël

12 € / Tirée en 2001 / offset 2 couleurs / 60 x 80 cm / 20 exemplaires numérotés et signés

Voir l'affiche Symptômes.

Rhinocéros contre Éléphant

affiche d'Emre Orhun

12 € / Tirée en 2001 / offset 1 couleurs / 60 x 80 cm / 20 exemplaires numérotés et signés

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Grand visage

affiche de Sylvie Fontaine

12 € / Tirée en 2006 / sérigraphie 2 couleurs / 30 x 40 cm / 30 exemplaires numérotés et signés

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Auteurs

Eric Drooker

Biographie

New Yorkais de troisième génération, Eric Drooker naît en 1958 dans le Lower East Side, où il passe les quarante premières années de sa vie. Même après son déménagement en Californie, ce monstre urbain continue à le fasciner et reste au coeur de son oeuvre. À l'âge de douze ans, son grand-père lui offre La Ville et Mon livre d'heure, deux romans graphiques de Frans Masereel. Il découvre également les comics underground de Robert Crumb. Dans les années 70, il étudie les beaux-arts à Cooper Union (spécialité sculpture) et s'installe près de Tompkins Park, dans la dixième avenue. Ses études achevées en 1983, il exerce divers métiers, puis commence à démarcher la presse afin de vivre de son art. Ses illustrations sont vues dans des journaux radicaux comme The People's Daily World ou The Progressive, diverses revues underground, des journaux de sans-abris ou encore dans le magazine pornographique Screw dans lequel il officie sous le pseudonyme de Dr. Ook. Infatigable militant, il réalise d'innombrables caricatures politiques, tracts et « affiches de rue ». Le quartier entrant dans une phase de gentrification, Drooker se mobilise aux côtés des autres locataires et des sans-abris. Il participe aux émeutes de Tompkins Square Park en 1988, cet activisme lui valant quelques séjours en prisons. Il rejoint l'équipe de World War III Illustrated1, revue de bande dessinée militante fondée en 1980 par Seth Tobocman et Peter Kuper avec lesquels il partage, outre l'engagement politique, un graphisme anguleux et très contrasté2. Il contribuera fréquemment à la revue et fera un temps partie de l'équipe éditoriale. Constitué de trois récits muets réalisés sur une période de sept ans, Drooker publie Flood ! son premier livre en 19923. Notamment défendu par Art Spiegelman, Neil Gaiman et Frank Miller, le livre connaît un succès critique important et se voit attribuer un American Book Award. Des images issues de Flood ! ont été réutilisées par les groupes de rock Faith No More et Propagandhi et la Bibliothèque du Congrès fait l'acquisition en 2006 de l'ensemble des planches originales du livre. Dans les années 90, Drooker élargit son champ d'action en se lançant dans la peinture. Le trait se fait moins anguleux, la couleur fait son apparition. Son travail est remarqué par le New York Times, il commence alors à travailler régulièrement pour des médias institutionnels (The New Yorker, dont il signe des couvertures, Newsweek, The Village Voice...) tout en poursuivant sa collaboration avec les médias alternatifs. Toujours très actif dans le Lower East Side, il côtoie régulièrement Allen Ginsberg. Ils réalisent ensemble le livre Illuminated Poems, peu de temps avant la mort de Ginsberg. En 1998 paraît Street Posters & Ballads of the Lower East Side, une anthologie de planches de bandes dessinées, d'images, mais aussi de chansons et de poèmes. Son second roman graphique Blood Song : a Silent Ballad paraît en 2002. Si cette parabole muette du XXIème siècle partage avec Flood! certains thèmes, elle délaisse l'aspect autobiographique pour gagner en universalité. L'approche graphique est également très différente, largement adoucie, aérienne, notamment inspirée par la découverte de la peinture extrême-orientale. Eric Drooker travaille actuellement sur un projet de long-métrage d'animation.

Bibliographie

Livres publiés aux États-Unis :

  • 1992 Flood! A novel in pictures (Four Walls Eight Windows, réédité par Dark Horse Books en 2007)
  • 1996 Illuminated Poems, avec Allen Ginsberg (Thunder's Mouth Press)
  • 1998 Street Posters & Ballads (Seven Stories Press)
  • 2002 Blood Song: a Silent Ballad (A Harvest Original)

Livres publiés en France :

  • 2007 Subversion - L'art insoumis d'Eric Drooker (L'Échappée)
  • 2009 Flood! un roman graphique (Tanibis)

Collaboration aux revues et collectifs LA weekly, The New York Times, The Progressive, Screw, The Village Voice, The New Yorker, Newsweek, World War 3 Illustrated, Heavy Metal, Comix 2000, Talking heads...

Pochettes de disques pour Faith No More, Rage Against the Machine, Propagandhi...

Site web d'Eric Drooker : www.drooker.com

Sylvie Fontaine

Biographie

Née en 1962, Sylvie Fontaine étudie à l'École nationale supérieure des arts décoratifs. Après plusieurs années à travailler dans la publicité et l'illustration pour la presse (Nitro, Cosmopolitan, Télérama, Science et Vie Junior...), elle se tourne vers la bande dessinée pour créer une oeuvre plus personnelle. Ses premiers travaux sont publiés dans l'éphémère mensuel Bachi-Bouzouk et sur le site internet Du9. Remarquée par les éditions de la Cafetière, elle y publie Là-Bas, histoire d'un homme découvrant un monde onirique fait de formes organiques, reflet de sa vision du monde polymorphe. Dans les tomes 1 & 2 du récit de science-fiction Cubik, des sphères en liberté perturbent l'ordre d'une société totalitaire et anguleuse. Récit profondément humain inspiré des lettres de Calamity Jane à sa fille, Calamity paraît en 2004. Sylvie y métamorphose son graphisme en adoptant un dessin au pinceau. Dans Le Poulet du Dimanche, elle revient à un univers fantastique et approfondit un travail sur la mutation des personnages comme du dessin. Ce travail connaît un nouveau développement dans ses Silhouettes, série de peintures exposées à Sevran. Sylvie Fontaine fait ensuite paraître à La Boîte à Bulles Naïve, bande dessinée destinée à un public adolescent, puis revient aux éditions Tanibis avec Miss Va-Nu-Pieds, balade pop et psychédélique évoquant autant Alice au Pays des Merveilles que Pravda la Survireuse. Ayant par ailleurs écrit quelques critiques (Du9, L'indispensable), Sylvie Fontaine enseigne aussi depuis 1997 la bande dessinée et la peinture au centre culturel François Mauriac de Sevran.

Bibliographie

  • 1999 Là-Bas (La Cafetière)
  • 2000 Cubik 1 (La Cafetière)
  • 2001 Changer Tout (Les Oiseaux de Passage)
  • 2002 Cubik 2 (La Cafetière)
  • 2004 Calamity (BFB)
  • 2007 Le Poulet du Dimanche (Tanibis)
  • 2008 Naïve (La Boîte à Bulles)
  • 2008 Miss Va-nu-pieds (Tanibis)

Collaborations aux collectifs Comix 2000, Rhinocéros contre Éléphant, du9, PLG, Bachi-Bouzouk...

Galeries

Alexandre Kha

Biographie

Né le 30 novembre 1969, Alexandre Kha est infographiste et vit à Saint-Etienne. Il réalise sous le nom d'Hervé Carrier les albums La Greffe et Les Ombres Blanches (Tanibis, 2002) puis publie dans des revues quelques histoires oniriques en adoptant un style Goudron (hachures et aplats noirs) et en privilégiant la description d'un monde nocturne. En 2007 paraissent Les Mangeurs d'Absolu et Souvenirs de Poche, sketchbooks initialement présentés sur le blog de l'auteur. Enfin, Alexandre Kha publie la même année son premier album jeunesse, La fille aux yeux de pluie, sur un texte d'Anne Lauricella (éditions Gecko). Il prépare actuellement pour Tanibis un troisième sketchbook ainsi qu'une trilogie reprenant Arthur Grisham, le personnage central des Ombres Blanches.

Bibliographie

  • 2002 La Greffe (Tanibis)
  • 2002 Les Ombres Blanches (Tanibis)
  • 2007 Les Mangeurs d'Absolu (Tanibis)
  • 2007 La Fille aux Yeux de Pluie, textes d'Anne Lauricella (Gecko)
  • 2007 Souvenirs de Poche (Tanibis)
  • 2009 L'Attrapeur d'images (Tanibis)

Collaborations aux collectifs Rhinocéros contre Éléphant, ComixClub, Le Phacochère, Stripburger...

Galeries

L.L. de Mars

Biographie

«Toute reconnaissance publique se fonde sur un faisceau de quiproquos, de concrétions hasardeuses, d'omissions inespérées. L'amitié elle-même est un puissant foyer d'invention dont la matière rêvée est plus lourde et plus dense que la chair humaine. L'amour nait en se roulant aux pieds d'approximations et disparait dans des erreurs de jugement. Si vous m'attribuez une qualité, cherchez qui, avant vous, en a déposé le brevet et pourquoi. Si Vous me haïssez, ce n'est probablement qu'une question de train manqué : dix minutes de plus ou de moins et nous étions faits l'un pour l'autre. Même la mort tire de très médiocres portraits : à peine la cérémonie entamée, la procession des témoins inaugure la fabrication infinie des faux. »

Artiste hispano-suisse, L.L. De Mars est né en 1967 en Bretagne. Actuellement, il vit et travaille dans un trou. Infatigable touche-à-tout, il s'investit notamment dans les champs de la littérature, de la lecture publique,de la musique contemporaine, de l'art contemporain, de la création vidéo, de la bande dessinée et du dessin satirique. La majeure partie de son travail est en copyleft et peut être lue sur son site web le terrier.

Bibliographie

  • 1996 Pingouins tome 1 : l'aller (Treize étrange, réédité par In libro veritas en 2006)
  • 1997 Pingouins tome 2 : le retour (Treize étrange, réédité par In libro veritas en 2006)
  • 2005 15 jours avant la fin du monde (6 pieds sous terre)
  • 2005 Plusieurs lièvres à la fois (6 pieds sous terre)
  • 2005 Henri le lapin à grosses couilles (6 pieds sous terre)
  • 2008 La place idéale pour s'égarer (Lazer)
  • 2009 Quelques prières d'urgence à réciter en cas de fin des temps (Les Rêveurs)
  • 2010 Docilités (Bicéphale)
  • 2011 Comment Betty vint au monde (Tanibis)

Ivan Brun

Biographie

Né en 1971, vit et travaille à Lyon. Il étudie à l'école nationale des Beaux-Arts de Lyon entre 1989 et 1994. En 1991, il intègre le collectif Organic Comix, groupe dont l'activité principale est la réalisation de comic-strips géants au cours de diverses manifestations culturelles. Cette pratique hors-norme l'amène à développer entre 1993 et 2000 un travail de peinture conséquent. Tirant vers le photoréalisme, ses tableaux s'inscrivent dans la continuité de la Figuration Critique des années 70... appliquée aux thèmes sociaux et politiques de la récession de la première moitié des années 90. Opérant par la force des choses hors des circuits de l'art contemporain, Ivan Brun décide de mettre un terme à cette approche de la peinture, confronté au déni des galeries et des institutions. Ses expositions actuelles relèvent davantage de la performance, les peintures étant réalisées en un temps limité sur des matériaux de récupération. Entre 1994 et 2000, Brun joue et chante au sein du groupe punk-hardcore Coche Bomba, de nombreux concerts furent donnés dans les squatts et lieux autonomes de l'Andalousie jusqu'aux confins de l'ex R.D.A. Les textes des chansons sont chantés tour à tour en Français, Anglais et Espagnol. Parallèlement, il publie dans divers fanzines des planches de bandes dessinées. Il s'autoédite en 1996 dans Lieux Communs (1), un recueil de séquences délivrant une approche sociologique sur l'urbanisme et la population des banlieues. En 2004, sort l'album Otaku (2), fiction spéculative réalisée en collaboration avec le scénariste Lionel Tran, puis Tanibis édite le recueil d'histoires courtes Lowlife. Depuis fin 2005, des récits muets d'Ivan Brun sont paraissent dans le mensuel L'Écho des Savanes, puis repris en 2008 dans l'album No comment.

(1) réédité par TerreNoire, 2005

(2) édité par les Requins Marteaux, 2004

Bibliographie

  • 1996 Lieux Communs (Auto-édité, réédité par TerreNoire en 2005)
  • 2004 Otaku, Scénario de Lionel Tran (Les Requins Marteaux)
  • 2005 Lowlife (Tanibis)
  • 2006 Panoramique (TerreNoire)
  • 2008 No Comment (Drugstore)

Collaborations à divers titres tels que El Vibora, Blue, Geisha, Stripburger, My Way, l'Écho des Savanes, Lamette, Reptile, Rhinocéros contre Éléphant...

Galeries

Terrence Aurélien Maury

Biographie

C'est en 1973, non loin de la ville texane de Cotulla, que Terrence A. Maury voit le jour dans la ferme d'élevage porcin de ses parents. Contraint par les services sociaux à rejoindre un établissement spécialisé, il quitte le foyer familial à 33 ans. C'est à cette époque qu'il découvre la science-fiction et se passionne pour l'univers des comics. Ses premiers dessins sur des boîtes de céréales retournées éveillent l'attention et on lui propose rapidement d'organiser une exposition dans le hall de la cafétéria de Mendy's. C'est à cette occasion que le directeur des ventes des éditions Tanibis, alors en vacances, remarque le potentiel de cet artiste hors-norme.

En mars 2011 paraît Le dernier cosmonaute, un ouvrage poignant et sensible que Terrence choisit de signer de son deuxième prénom en hommage à ses lointaines origines françaises. Aujourd'hui, Terrence est très fier d'être publié en France. Grâce a ses droits d'auteur, il a pu acquérir la réplique en modèle réduit de la navette Columbia en 15.000 pièces. Il entend bien en achever le montage cet automne.

Bibliographie

  • 2011 Le dernier cosmonaute (Tanibis)

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