Vous êtes sur une page en cours de développement qui a été chargée automatiquement parce que votre ordinateur ou votre tablette tactile ne dispose pas du plugin flash player. Télécharger et installer gratuitement Flash Player vous permettra d'accéder à la version complète de notre site, qui présente de plus amples informations sur notre travail et les auteurs que nous publions ainsi que de nombreuses galeries de travaux inédits.

livres

...et tu connaîtras l'univers et les dieux
Jesse Jacobs
Diagnostics
Lucas Varela & Diego Agrimbau
Ressac
L.L. de Mars & Choi Juhyun
Tremblez enfance Z46
EMG
Paolo Pinocchio
Lucas Varela
The bus
Paul Kirchner
Le bus
Paul Kirchner
Comment Betty vint au monde
L.L. de Mars
Les monstres aux pieds d'argile
Alexandre Kha
Le dernier cosmonaute
Aurélien Maury
Blood Song
Eric Drooker
Sous le manteau
Sylvie Fontaine
Flood!
Eric Drooker
L'attrapeur d'images
Alexandre Kha
Miss Va-nu-pieds
Sylvie Fontaine
Souvenirs de poche
Alexandre Kha
Les mangeurs d'absolu
Alexandre Kha
Le poulet du dimanche
Sylvie Fontaine
Rhinocéros contre éléphant n°pi
Collectif
Lowlife
Ivan Brun
Pétula, je suis une libellule!
Claude Amauger & Samuel Petit
Perpendiculaires
Claude Amauger & Samuel Petit
Les ombres blanches
Hervé Carrier
La greffe
Hervé Carrier
Rhinocéros contre éléphant n°3
Collectif
Fourmi Sismographique
Collectif
Microbe contre virus
Collectif
Rhinocéros contre éléphant n°2
Collectif
Rhinocéros contre éléphant n°1
Collectif
Diagnostics, couverture

22 x 28 cm
72 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-025-8
Paru en novembre 2013, disponible
17€

Diagnostics

par Lucas Varela & Diego Agrimbau

Que se passe-t-il quand la virtuosité du dessin de Lucas Varela se mêle à l’imagination prolifique de Diego Agrimbau ?

Fruit de la rencontre de ces deux Argentins dans le cadre d’une résidence à la Maison des Auteurs d’Angoulême, Diagnostics rassemble six histoires courtes qui revisitent la tradition du récit de genre en suivant un fil conducteur singulier : la représentation de troubles mentaux à travers l'exploration des codes du neuvième art. Les protagonistes féminines de ces histoires souffrent de dérèglements sensoriels qui se voient reflètent ainsi dans le détournement des mécanismes traditionnels de la bande dessinée. Ainsi, les pouvoirs synesthésiques d’une enquêtrice lui permettent de déchiffrer les onomatopées qui flottent dans l’espace de la case, les planches de bande dessinée se révèlent de véritables prisons enfermant une jeune femme souffrant de claustrophobie tandis qu’une étudiante en lettres, frappée d’aphasie, ne comprend le discours d’autrui que lorsqu’elle le voit écrit sur un support.

Alliant avec génie narration traditionnelle et expérimentation, le polar, la science-fiction et l’étrange constituent la toile de fond sur laquelle les auteurs jouent avec les contraintes narratives. Notamment inspirés par l'étrangeté des scénarios de la série The Twilight Zone ou de la revue Eerie — Lucas Varela et Diego Agrimbau utilisent la bande dessinée comme un laboratoire, faisant leurs cobayes de ces héroïnes au bord de la folie.

Diagnostics, par Lucas Varela & Diego Agrimbau
Ressac, couverture

24 x 23 cm
96 pages en bichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-024-1
Paru en mai 2013, disponible
20€

Ressac

par L.L. de Mars & Choi Juhyun

Basé sur la contrainte oubapienne éponyme inventée par Alex Baladi, Ressac est une expérience de lecture.

Elle se construit sous les yeux du lecteur à partir du dialogue et de l’entrelacs des strips de Choi Juhyun et de L.L. de Mars. À chaque proposition narrative répond une autre qui vient s’intercaler dans la première puis s’en détacher pour faire naître une nouvelle séquence. L’ensemble compose une vague qui monte et se retire, formant un cycle dans lequel les éléments apparus dans les premières pages rejaillissent dans les dernières. D’un bout à l’autre de ce processus s’enchaînent les épisodes selon une mécanique proche de celle du rêve.

La rencontre entre les imaginaires de L.L. de Mars et Choi Juhyun a lieu, comme naturellement, dans la thématique liquide qui parcourt ces micro-récits et les relie entre eux. L’eau sous toutes ses formes — larmes, gouttes de pluie, fleuves serpentins — mais également le sang, les humeurs, et l’encre elle-même, forment un courant qui nous mène des paysages d’Orient aux sanctuaires de la culture occidentale.

Ressac est un récit tentaculaire, en perpétuelle mutation, qui parvient à mêler le questionnement des systèmes concentrationnaires à celui de sa propre alchimie. Du mystère chrétien à l’expérimentation scientifique, de l’onirique à l’organique, un nouvel élan surgit toujours d’un détail inattendu et nous invite à aiguiser l’œil.

Ressac, par L.L. de Mars & Choi Juhyun
Tremblez enfance Z46, couverture

22 x 15 cm
96 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-023-4
Paru en octobre 2012, disponible
17€

Tremblez enfance Z46

par EMG

Histoire d'amour impossible, Tremblez enfance z46 suit tour à tour Hicham, travailleur d'un pays du Nord et sa femme Wassila, restée au Sud, dans la course folle qui les sépare.

À contre-courant des guerres et des accidents qui agitent l'univers policé et pixellisé dans lequel ils évoluent, les deux amoureux s'élancent l'un vers l'autre, convergeant vers VilleFrontière, zone surveillée et dangereuse où, espèrent-ils, ils se retrouveront. Mais l'urgence de leur rendez-vous est sans cesse reportée, plongeant le lecteur dans les abysses d'un monde vectoriel, onirique et dangereux.

À raison d'une image par page, EMG démontre avec brio la beauté et l'inventivité d'une bande dessinée 100% électronique, nourrissant cette fable sur l'immigration de parti-pris radicaux et d'innombrables inventions formelles, la moindre n'étant pas son étonnante structure de livre-miroir : les deux parties du livres narrent les périples des deux protagonistes dans des temporalités inversées, la fin du récit se situant au milieu de l'ouvrage, condamnant nos personnages-rubans à ne s'éprendre qu'en rêve…

Tremblez enfance Z46, par EMG

« (…) Livre-trajectoire, récit-piège pour ses personnages comme pour ses lecteurs nous errons dans le dédale coloré d’EMG, séduits par tant d’inventivité graphique puis inquiets soudain… Bref avertissement, le titre nous avait prévenus : « tremblez enfance » ! Quelle menace nous guette pour qu’il nous faille trembler ? Quel loup au coin du bois faut-il redouter ? Oui, ce qu’il y a en nous d’enfance s’émeut et redoute l’aridité d’une cité, livrée à des machines illettrées à l’obéissance navrante, vidée d’humains, absurdement agressive qui nous transforme en fugitifs. Mais nous pouvons toujours courir, rêver et nous transmettre de complexes et chatoyants messages. Oui, l’enfance vibre en nous et voudrait connaître la fin du message, mais il est brouillé, codé ! Z46 ?… Allo ? »

Sylvie Fontaine, Du9

« (…) EMG revendique lui pleinement l’outil informatique et s’en sert avec bonheur pour produire une bande dessinée au parti-pris radical. Elle ne se veut pas une hybridation, produit mélangé, impur, de la main et de l’informatique – là repose sa véritable originalité d’un point de vue formel –, mais une recréation onirique et poétique du monde par la géométrie, faisant grand profit de la puissance de calcul de la modélisation 3D. (…) »

Rotomago, Unidivers

« Avec ses grandes cases et son texte concis, EMG rend hommage aux premières bandes dessinées de l’histoire, en même temps qu’il titille l’imaginaire vidéo-ludique de ceux qui ont connu les premières consoles de salon, les antiques ordinateurs personnels et les après-midi dans les salles d’arcade. Le pari était osé, le résultat est enthousiasmant. EMG est prêt à passer au niveau suivant. »

Benjamin Roure, Bodoï

« (…) Bourrée d'ingéniosité et d'ironie, voilà une BD unique qui repousse les limites du medium, en mettant face à face l'objet livre et son bourreau probable. EMG vit assurément avec son temps. Mille-feuille narratif et graphique qui prend une autre épaisseur à chaque lecture, cette bande dessinée électronique est un défi technique qui respire l'intelligence et la beauté. (…) »

Olivier Hervé, Planète BD

« (…) Ingénieuse et totalement originale, la bande dessinée d’EMG, de prime abord énigmatique, est une fable émouvante et pleine d’inventivité. Une découverte que l’on doit aux éditions Tanibis, tête chercheuse inspirée. »

Morgan Di Salvia, Actua BD

« (…) À raison d'une image par page, EMG nous entraîne dans une superbe fable sur l'immigration. Un album surprenant et détonnant. »

Frédéric Bosser, DBD

« (…) Symbolisant l’ensemble des frontières interdites depuis les débuts de l’Histoire, le mur de Tremblez Enfance concrétise la persistance de la bêtise dans un monde pourtant régi par une technologie avancée. Un paradoxe intéressant et une expérience graphique novatrice. »

Sofie von Kelen, L'avis des bulles

Paolo Pinocchio, couverture

20 x 26 cm
84 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-021-0
Paru en juin 2012, disponible
16€

Paolo Pinocchio

par Lucas Varela

Ouvrage retenu dans la sélection officielle du festival d'Angoulême 2013.

Maudit pantin défiant les lois de l’Homme et de l’Enfer, Paolo Pinocchio promène son cynisme du royaume des morts à celui des vivants, traversant les époques et les imaginaires mythiques.

De l’enfer dantesque, à la Venise de Casanova, en passant par l’univers des contes de fées, chacune de ses aventures est l’occasion de montrer un monde grouillant de débauche où il n’est de salut pour personne. Les péripéties de Paolo Pinocchio mêlent allègrement les représentations traditionnelles du vice et de la vertu à la satire de l’époque contemporaine. Avec Paolo Pinocchio, Lucas Varela réalise sa première création d’auteur. Le dessinateur virtuose, qui collabora régulièrement avec Carlos Trillo, nous dévoile ici son propre imaginaire, grotesque et scabreux. Ce n’est sans doute pas un hasard si cette canaille est le fruit de l’imagination d’un Argentin qui a vu son pays sombrer aux mains de politiques capables de vendre père et mère pour arriver à leurs fins. À travers ce personnage, Lucas Varela prend plaisir à revisiter ses classiques : fasciné par Jérôme Bosch et héritier de la ligne claire hergéenne, il met la précision de son trait au service d’un monde visqueux et scatologique à souhait.

Ouvrage traduit de l'espagnol par Claire Latxague.

Paolo Pinocchio, par Lucas Varela

« Malgré son apparence vicieuse, Paolo Pinocchio cherche avant tout à faire ce que bon lui semble, sans respecter les convenances ou la bienséance. Ses tours pendables joués à moins malin que lui sont avant tout destinés à combattre l'ordre établi et l'hypocrisie – il lutte par exemple contre des inquisiteurs, au fond bien plus mauvais. Plus que l'argent ou la luxure, c'est la liberté totale qu'il recherche. (…) »

Anne-Claire Norot, Les Inrocks

« (…) Dans un décor qui doit autant à Hellboy qu’à Jérôme Bosch, l’Argentin arrive à trouver, entre trash, parodie et satire sociale, un ton extrêmement drôle. Les planches foisonnent de petits détails humoristiques, et le rythme des pérégrinations infernales de Pinocchio ne retombe jamais, porté par des dialogues irrésistibles. Comme dirait l’intéressé : "Punaise ! Je ne pensais pas être si bon dans le rôle du héros !" »

Mikaël Demets, L'accoudoir

« Si le Pinocchio de Carlo Collodi (puis de Disney) est un charmant petit pantin de bois qui certes ment un peu mais est surtout victime de mauvaises fréquentations, le Paolo Pinocchio de Lucas Varela est tout simplement infréquentable. Menteur certes, mais aussi, pervers, cynique, violent, cruel, voleur, violeur, de mauvaise foi. Et en plus, il éclate la tête de petits poussins mignons avec un banjo. Bref, un amour de héros de bande dessinée. Surtout que son côté anar et révolté (au point de dire merde à la mort) le rende encore plus sympathique. (…) »

Alexis Laballery, Parutions.com

« (…) La très belle ligne claire de Varela, jouant le clin d’œil aux toiles fantastiques de Bosch, nous introduit à un monde souvent surréaliste où bêtes fantastiques côtoient scènes de péchés et symbolisme inquiétant, parfait décor d’un héros qui aime se vautrer dans la débauche et les bacchanales pour mieux s’affranchir. (…) »

Olivier Hervé, Planète BD

« (…) Nous avions découvert le travail de l'auteur argentin dans la collection Mirages de Delcourt avec L'Héritage du colonel, un one-shot écrit par son compatriote Carlos Trillo. Il nous dévoile cette fois d'autres facettes de son talent, mettant son dessin virtuose au service d'une narration originale et parfaitement maîtrisée. »

Olivier Maltret, DBD

« (…) Le dessinateur Lucas Varela mélange les genres et les inspirations pour proposer des chapitres hallucinés où son Pinocchio est loin d'être la créature la plus insolite. Il convoque les êtres familiarisées par Brueghel l'ancien et Bosch dans un traitement graphique qui lui se rapproche d'auteurs américains comme Charles Burns, dont il partage le goût pour ce qui grouille, se tortille, ainsi de ce démon qui se transforme en tas de lombrics dès qu'il prend un coup de chaud. Là où Burns questionne l'organique de manière frontale (pour ce que j'en connais du moins), Varela choisit l'humour corrosif et la rondeur de ses traits atténue l'horreur mais souligne l'absurdité de certaines situations. Il égratigne par petites touches la société de consommation, multiplie les clins d'œil (d'Astérix à Lovecraft, c'est large !), contemple le monde et j'y vois un regard faussement nihiliste, plein de malice. Un album dont l'étrangeté me régale comme elle m'interpelle. »

Sébastian Naeco, Le comptoir de la BD

« (…) Alors que son blog montre son goût pour un univers graphique US indépendant, ses histoires peuvent toucher un public plus large et se révèlent très drôles – enfin, de mon point de vue. Bien plus intéressantes que les variations un peu lourdaudes humoristiques autour de Hellboy, elles font des clins d’œil culturels de haute volée tout en cultivant un humour débilo/trash, le tout servi par un excellent dessin et de belles couleurs. Alors que la BD franco-belge semble faire du surplace, je commence à espérer en un renouveau en provenance des pays hispaniques… »

Li-An, Le blog de Li-An

« (…) Excellente surprise que cet album foutraque sorti de l’imagination féconde de l’Argentin Lucas Varela (L’Héritage du colonel). Les histoires n’ont ni queue, ni tête, ni morale, mais possèdent un humour caustique tout à fait réjouissant, fait de vulgarité pour rire, de situations absurdes et de détournement d’univers picturaux classiques (Bosch, Ingres…) bien vus. (…) »

Benjamin Roure, Bodoï

« (…) L’univers surnaturel de Lucas Varela est méchant et complètement décalé. Quel que soit la situation dans laquelle se trouve le pantin de bois, il affiche un visage sans aucune expression (on dirait Buster Keaton), ce qui laisse présumer que rien de ce qui se passe autour de lui ne le touche vraiment. En fait Pinocchio « se fout de tout » et ce détachement est vraiment très amusant. On se demande sans cesse si les démons ne vont pas enfin réussir à lui régler son compte. Mais il faut croire que même ce Pinocchio possède un ange gardien. Paolo Pinocchio est un livre drôle, très drôle. »

David Fournol, Une Autre Histoire

« (…) Le dessinateur, avec un trait très comparable à celui de Jim Woodring (Frank) et de multiples rappels à des peintres classiques comme Hieronymus Bosch et Gustave Doré, démontre un talent des plus probants. La mise en page est explosive tout en restant des plus lisibles malgré la richesse des illustrations. Le travail d’édition de l’ouvrage est également des plus remarquables, avec de nombreux hors-textes et faux titres très bien choisis. Politiquement incorrect à souhait, Paolo Pinocchio est une réussite du genre. À lire. »

A. Perroud, BDGest'

« (…) On dévore donc ces 80 pages sans lever le regard des planches. Le dessin est vraiment très sympathique et même si le personnage continue encore et encore d’être odieux, j’ai le sentiment qu’on finit par s’y attacher… Allez comprendre ! »

Fredgri, Sceneario.com

The bus, couverture

23 x 16,5 cm
96 pages en black & white
hardcover
ISBN : 978-2-84841-022-7
Paru en march 2012, disponible
15€

The bus

par Paul Kirchner

The bus comic strips were first published in 1978 in Heavy Metal magazine, where they appeared regularly for seven years.

From the simple, mundane premise of a man waiting for his bus, the strips quickly slip into a weird yet hilarious world where cities are surreal labyrinths and bewilderment is just around the corner.

Six to eight wordless panels is often all it takes Kirchner to display his sense for the bizarre. In the bus, fire hydrants come alive, buses chose to stray away from the law, the distant horizon might be just an arm’s length away and the whole world might just turn out to be a two-dimensional panel messing with our sense of depth. More bizarre yet, in 25 years since its original publication in the USA by Ballantine Books in 1987, the bus has never been republished.

This new edition contains the entire collection of strips drawn by Paul Kirchner, including a dozen previously unreleased. It also includes a new postscript and a new cover drawing by Paul Kirchner. This limited edition in English language has been printed to 150 copies simultaneously with a french-language edition.

Paul Kirchner was born in 1952 and worked as an assistant to legendary EC Comics cartoonist Wally Wood. Among his other works is the surrealistic western Dope Rider, published in High Times magazine.

Le bus, couverture

23 x 16,5 cm
96 pages en noir & blanc
Couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-020-3
Paru en mars 2012, disponible
15€

Le bus

par Paul Kirchner

SÉLECTION PRIX DE L'HUMOUR NOIR GRANDVILLE 2013 // SÉLECTION PATRIMOINE ANGOULÊME 2013

Initialement publiés dans Heavy Metal, la version américaine de Métal Hurlant, les strips de the bus furent pendant de nombreuses années un des piliers de la revue. À partir du plus insignifiant des quotidiens — un homme qui attend son bus — Kirchner bâtit un univers désopilant et vertigineux. En 6 ou 8 cases, sans dialogue, cette situation ordinaire bascule dans la quatrième dimension, la ville est transfigurée en un labyrinthe surréaliste. À l’instar de Little Nemo, le bus met en scène un univers de papier abyssal où l'extraordinaire peut surgir de toute part. Les bouches à incendies prennent vie ; un bus sombre dans la délinquance ; l'image est soudain rappelée à sa planitude ; l'horizon vers lequel file le bus n'est plus qu'à une portée de main… Entre exercice oulipien et flânerie ludique, ce joyau surréaliste méconnu aura attendu 25 ans cette première publication en France.

L'ouvrage rassemble l'intégralité des strips réalisés par Paul Kirchner, soit une dizaine de plus que l'édition originale publiée aux États-Unis en 1987 par Ballantine. Paul Kirchner a par ailleurs spécialement écrit une postface, réalisé une nouvelle couverture et diverses illustrations inédites. À noter enfin que parallèlement à cette version française, une édition en version originale a été réalisée

Le bus, par Paul Kirchner

« Les premiers ancêtres du bus apparaissent dans les mers plus de 500 millions d'années av. J.-C. »

Né en 1952, Paul Kirchner a longtemps été l'assistant de Wally Wood, dessinateur légendaire notamment connu pour ses publications chez EC comics. Paul Kirchner en a gardé un dessin classique et méticuleux. Il fut également l’auteur dans les années 70 du western psychédélique The Dope Rider, dont certains épisodes sont parus en France dans L'Écho des Savanes.

Ouvrage traduit de l'anglais par Patrick Marcel.

« Étais-je le seul à ignorer que les éditions Tanibis préparaient une nouvelle édition de l’œuvre de Paul Kirchner le bus ? Un titre important à rayer de la liste des "albums dont je me demande pourquoi personne ne les a jamais réédités". »

Tom Spurgeon, The Comics Reporter

« (…) Paul Kirchner invente des scénarios improbables et absurdes, joue inlassablement sur la répétition, les mises en abyme et les faux-semblants, ainsi que sur l’anthropomorphisme du bus. (…) Ce livre, précurseur du travail de Marc-Antoine Mathieu et de Greg Shaw, est à lire impérativement dans les transports en commun pour mieux s’en échapper. »

Anne-Claire Norot, Les Inrocks

« (…) Si le bus garde ses minuscules, ce n’est pas pour rien ; comme Queneau dans ses Exercices de style, Kirchner choisit le véhicule même de la banalité et du quotidien pour faire dérailler la narration, au gré des métamorphoses du conducteur ou de l’engin lui-même, des changements de proportion ou d’espace, des mises en abîmes, des irruptions de l’horreur ou du glissement dans l’absurde, en s’inspirant des fantaisies su surréalisme européen comme de la paranoïa caractéristique des récits d’anticipation américains. (…) »

Gilles Magniont, Le Matricule des Anges

« (…) Kirchner’s experimentation is wonderful, whether in having his buses defy the laws of physics or treating them, in some cases, like other objects or even people. His unflappable protagonist fascinates us as well, both when he seems to perceive the surrealist events around him as perfectly normal or when he gives them at most a curious glance. (…) »

Publishers Weekly

« (…) L’humour de Kirchner, appuyé par une logique absurde, a quelque chose de fascinant. (…) Il y a dans la folie douce enveloppant chaque planche une vraie poésie, qui rapproche plus ce livre des œuvres de Winsor Mc Cay que des strips humoristiques traditionnels. Un voyage qui vaut assurément le détour. »

Olivier Maltret, DBD

« (…) Paul Kirchner fait jaillir d’histoires courtes, déployées sur six à huit cases à la construction très géométrique et aux lignes graphiques très droites, des situations étranges et fantastiques, faisant de son bus le véhicule d’un humour très acide qui a conservé toute sa fraîcheur. »

Fabrice Piault, Livres Hebdo

« (…) À côté d’énièmes rééditions et intégrales dont on n’a plus rien à faire, le bus est de ces livres incroyables, que l’on n’attendait pas et qui pourtant aurait mérité sa place sur nos étagères depuis belle lurette. C’est grâce aux éditions Tanibis que ce petit bijou atterrit aujourd’hui dans nos contrées, dans une publication inédite et soignée. (…)
Avec une intarissable créativité, Kirchner aligne des pages superbes et étonnantes, dont le côté répétitif n’est jamais lassant tant l’auteur sait se renouveler et partir dans différentes directions. Au-delà de cette imagination fertile, il y a aussi un graphisme à la hauteur des ambitions scénaristiques. Si les strips sont coincées sur une demi-page A4 à l’horizontale, il se passe dans ces cases quantité de choses et le dessin porte avec passion ces événements. Un noir et blanc assuré, froid comme peut l’être le personnage principal, mais dynamique et d’un esthétisme raffiné. »

Alexis Laballery, Parutions.com

« (…) À la fois vintage et hors du temps, le bus se savoure l’oeil amusé et la curiosité sur le qui-vive grâce à une créativité qui épate du début à la fin. »

Laurent Cirade, BDGest'

« (…) Les strips de Kirchner ont la puissance des tableaux muets de Magritte, ils mettent en branle dans le cerveau du lecteur des connexions inhabituelles, le poussent à lire l’image sur deux plans à la fois, littéralement bien sûr mais à mille lieues des lois qui régissent notre univers. Les lois ici sont plutôt celles de la représentation, de l’illustration et du passage séquentiel de case en case. Car c’est de la nature même du dessin et de la bande dessinée que Paul Kirchner puise la magie des ses planches époustouflantes. (…) »

Nicolas Ancion, ActuaLitté

« (…) Comique de répétition, mises en abyme, absurde, jeux visuels ou gags potaches : Paul Kirchner ne cesse de renouveler son langage humoristique pour faire de chaque strip une surprise, errant dans des limbes fantastiques à l’étrangeté renforcée par le silence qui domine ces pages. Imperturbable, le type en imperméable, lui, s’entête dans son voyage pour nulle part, sans que les déraillements du monde qui l’entoure ne semblent l’inquiéter plus que ça… Un petit trésor d’abnégation et de non-sens. »

Mikaël Demets, L’Accoudoir

« (…) Paul Kirchner y développe le concept de bus et de passager de manière tellement créative qu’il est impossible de ne pas demeurer bouche bée devant ces strips d’une apparente simplicité mais d’une réelle profondeur. Au niveau du fond, l’auteur y joue avec les vicissitudes du monde moderne comme avec des cubes qu’il assemble et désassemble à chaque page en un incroyable effet de mutation constante. Publicité omniprésente, aliénation venue des répétitions, hiérarchies implicites, modélisation des médias, consommation excessive, uniformisation, mysticisme niais, manichéisme systématique, propagande outrancière… chaque fléau des sociétés contemporaines est ici mis à terre par de simple strips muets en noir et blanc mais contenant à eux seuls un véritable manifeste. Au niveau de la forme, le jeu est tout aussi étonnant. Kirchner s’amuse en effet à distordre les plans et les perspectives, à contourner les règles de la physique et de la géométrie classiques afin d’appuyer son propos. Expérience de lecture incroyable, le bus s’impose comme sorte de continuité adaptée aux temps présents de l’oeuvre des surréalistes et révèle un humour d’une férocité ainsi que d’une subtilité aussi intense que rare. »

Sofie von Kelen, L’avis des bulles

« (…) Tout est extraordinaire, parfaitement pensé et agencé, brillant et jubilatoire. Page après page, nous sommes face à un concentré d’intelligence et de finesse. Si vous aimez l’humour absurde comme les expérimentations d’un Marc-Antoine Mathieu, n’hésitez pas, voyagez avec le bus ! »

Boris Henry, BD Sélection

« (…) Sous une variation de planches en noir et blanc, un homme d’un certain âge se retrouve dans des situations à la fois cocasses, grotesques, absurdes ou tout simplement hilarantes. Paul Kirchner a su allier l’ingéniosité, la précision du trait, l’humour et nous emporter dans une parabole sociale d’un usager du bus et plus largement des transports en commun. »

Nicolas Vidal, BSC News

« (…) On ne sait qui, du véhicule ou de son passager, homme d’affaires en imper, est le personnage principal. Mais on s’en fiche : l’un chasse, séduit, surprend l’autre, d’une vignette à la suivante. L’auteur a décidé d’arrêter quand ça devenait «n’importe quoi» et c’est bien dommage ! »

Anne-Laure Pineau, Causette

« (…) On ne peut qu’admirer l’art de Kirchner dans ces voyages courts en Absurdie où l’auteur déploie un éventail d’idées aussi simples que géniales, nous offrant d’étranges tableaux qui invitent à ré-envisager notre logique visuelle et narrative. »

Cecil McKinley, BD Zoom

« (…) Preuve de la réussite de cet exercice de style surréaliste, le bus semble dessiner au fil des planches un discours cohérent, et la collection de strips converge vers un éloge du mode de transport collectif, un portrait flatteur de l’omnibus urbain, seule source de fantaisie dans une ville aveugle.
C’est le voyage en tant que tel qui est au cœur de l’expérience du bus : le voyage quotidien, si familier qu’il est d’ordinaire négligé et oublié. Une fois « attrapé » par l’homme moyen de Kirchner, le bus traverse avec son personnage passe-partout des portions insoupçonnées de l’autre personnage principal de cette épopée, la ville – peu importe la destination.
C’est alors l’univers urbain que doit apprivoiser l’homme moyen qui subit les caprices du bus au fil des pages?: survivre à la ville, rejoindre le bus, y rencontrer des situations et alter egos délirants, et échapper ainsi à une réalité bien trop terne, de gré ou de force. (…) »

Anne Cavarroc, Case Départ

« (…) Cette vibrante déclaration d’amour sublime la routine la plus morne en un trip urbain jubilatoire d’une belle inventivité. Portée par un trait clinique en noir et blanc d’une étonnante modernité, cette BD au charme rétro pourrait bien vous donner l’envie d’emprunter plus souvent les transports collectifs. Une magnifique petite trouvaille dénichée par l’éditeur lyonnais Tanibis, et heureusement éditée aujourd’hui. »

Olivier Hervé, Planète BD

« (…) Pratiquant ce que l’on pourrait qualifier de « recherche fondamentale en humour sophistiqué » (quelque part entre le Gotlib de La rubrique-à-brac, grand amateur de ce genre de dérivations, et Glen Baxter, le pape du dessin légendé absurde), Kirchner conduit le lecteur un peu au-delà de sa zone coutumière. Il le place devant des situations excentriques, lui fait perdre ses repères, sans jamais souligner par des effets graphiques les bizarreries de ses micro-récits. Constant de méticulosité et de réalisme, son dessin amplifie leur étrangeté et leur puissance comique. (…) »

Vincent Raymond, La Tribune de Lyon

« (…) Que cela soit sur la forme, en jouant sur les dimensions, ou sur le fond quand le bus est un être vivant à part entière, le lecteur se retrouve pile où il ne s’attendait pas. C’est beau, drôle, original et méticuleusement dessiné.  »

Nicolas Courty, Kiblind

Comment Betty vint au monde, couverture

19 x 26 cm
64 pages en quadrichromie
couverture cartonnée, dos toilé
ISBN : 978-2-84841-018-0
Paru en juin 2011, disponible
18€

  • Présentation
  • Échos
  • Extraits
  • Sur l'auteur

Comment Betty vint au monde

par L.L. de Mars

Autant pour l'auteur que pour le lecteur ou l'héroïne, Comment Betty vint au monde est une expérience radicale.

Fusion entre dessins classiques, peinture expressionniste et historiette pour enfants, le premier récit en couleurs de L.L. de Mars conte les aspirations d'une jeune fille à se construire elle-même. Débordants, les désirs de Betty se heurtent aux bien-pensants, famille, artistes et autre faux dieux étouffant tout embryon de création.

C'est en déconstruisant et réinventant les codes du médium que l'auteur offre à cette enfance, au lecteur et à la bande dessinée, le sérieux (et la jouissance) qu'on leur refuse. Le fil de cette quête consume les pages, mots et cases mêmes de l'histoire jusqu'à une chute inévitable. Le geste du peintre et une narration urgente se conjuguent dans une spontanéité fascinante qui fait vaciller les normes. Du déchiffrage de cette ode pamphlétaire naît une infinité de lectures et d'échos, de la Comtesse de Ségur à Jean-Michel Bertoyas, de Will Eisner à Fragonard.

L'auteur a entre autres publié M, une traversée des chants de Maldoror (6 pieds sous terre, 2005), Quelques prières d'urgence à réciter en cas de fin des temps (Les Rêveurs, 2009) et explore une quantité d'autres média avec la même énergie insatiable.

«Betty est une enfant qui incarne mon dégoût de toute posture, notamment la posture artistique, une enfant qui prend très au sérieux, autant que je le prends au sérieux, l'idée que l'art est la forme la plus accomplie de la vie, et qu'aucune forme de transaction avec l'ordre du monde ne doit affaiblir ce qu'on veut pour lui, surtout pas au nom d'une quelconque raison supérieure. »

L.L. de Mars

Comment Betty vint au monde, par L.L. de Mars

« Tout au long de l’album, L.L. de Mars fait penser à un funambule qui ne se satisferait plus de cordes de plus en plus étroites sur des hauteurs de plus en plus élevées et qui, pour s’éprouver toujours davantage, chercherait sans cesse volontairement le déséquilibre que chaque fois, toujours presque trop tard, il réussirait à secourir, se sauvant d’une mort certaine, pour la plus grande frayeur de son lecteur, un jeu terriblement dangereux, soutenu par un texte admirable de poésie, de drôlerie et d’intelligence, qui ressemble à ses voyages dans des destinations inconnues. Ou à la prise d’une drogue hallucinogène et dangereuse. (…) »

Philippe De Jonckheere, Le Portillon

« (…) Drôle d’entreprise que ce saut très sûr dans l’inconnu : L.L. de Mars relègue ce qu’on nommera son devenir-Caniff (jamais aussi prégnant, peut-être, qu’en la page d’ouverture du Quelques prières d’urgence à réciter en cas de fin des temps paru chez Les Rêveurs) aux oubliettes, quand tant d’autres auraient/auront capitalisé dessus et mené avec des carrières qu’on dira brillantes. C’est qu’il faut démordre de ce qui tente (« colère lisible » pour « éditeur esthète » dira Betty) et, plus largement, se défendre de tout ce qui menace l’écoulement des possibles, la somme ouverte des devenirs. Échapper au trait qui séduit, fuir la précaution qui dissuade, pour que la bande dessinée elle-même ne devienne pas un piège à Betty. (…) »

Jérôme Le Glatin, Du9

« (…) Isoler quelques phrases des bouts d'intrigue revient à faire mentir le foisonnement chaotique des planches. Propos presque illisibles, lavis qui succèdent aux gribouillis, compositions savantes et brutales, l'image et le texte semblent toujours minés, contrariés (…) »

Gilles Magniont, Le Matricule des anges

« Tout comme Docilités, mais de manière différente, Comment Betty vint au monde cherche à ralentir le lecteur. Ailleurs, les signes et le sens s’organisent de manière claire et intelligible, on les embrasse d’un coup d’œil et on avance dans les pages, souvent confortable, jamais entravé, et si l’on décide de s’arrêter, c’est avec le luxe du promeneur qui choisi de poser son regard un peu plus longtemps sur tel paysage car tel est son bon plaisir.
Ici c’est différent, les pages résistent d’abord, le paysage est turbulent, mouvant, il faut s’y arrêter de force et s’atteler à la lecture, elle ne se fera pas toute seule. Cette violence faite au lecteur n’est pas gratuite, et surtout elle va de soi, car si le livre demande un effort (et déjà c’est quelque chose de rare et d’appréciable en bande dessinée), on y consent sans difficulté tellement les pages sont dès le premier regard d’une beauté plastique à l’attraction immédiate. Alors on s’y plonge, on prend son temps et ce qui au départ pouvait passer pour un bouillonnement graphique insaisissable est en fait une redéfinition de ce qu’est lire une bande dessinée. (…) »

Carton, Enculture

« S'il y a un livre de L.L. de Mars dont le sens, le geste même, sera difficile à catégoriser ou situer comme objet culturel, c'est Comment Betty vint au monde. La violence de ce geste-Betty résiste à toute fixation ontologique : avec Betty, il n'y a plus d'Un, il n'y a plus d'Être, et l'existant s'éparpille dans une explosion colorée pour ne jamais se clore, s'arrêter, il se pulvérise dans l'espace ouvert de la page, du livre, du monde. (…) »

Docteur C, Bulledair

« (…) Derrière ces aspects improvisés ou préparatoires, une seconde lecture non-linéaire permet de décrypter ce que je qualifierais de “libre poème en pied-de-nez virulent”. Car si le traitement de l’histoire de Betty est explosé, il est en accord avec une critique acerbe de la pression normative exercée par la société sur l’activité artistique. Pied-de-nez donc à l’éducation parentale, à la religion, à l’enseignement, aux maîtres, aux exigences éditoriales, à tous ces empêcheurs de laisser exister la libre création ! (…) »

Jean Alinea, Chroniques d'Asteline

« (…) L.L de Mars, en véritable créateur, propose une expérience de lecture radicale finalement cohérente, signifiant « son dégoût de toute posture, notamment artistique », au cours de laquelle il faut accepter de faire un effort, largement récompensé in fine. Un vrai choc esthétique, un objet insaisissable et polysémique, un livre ardent et exalté, une effervescence chromatique irréductible à une modeste chronique. »

Olivier Hervé, Planète BD

« (…) Les couleurs se répondent admirablement, les compositions sont semées de bulles où le texte apparaît parfois masqué comme si L.L. de Mars avait trouvé un moyen de lutter contre l’évidence d’un discours clair. En effet, faut-il absolument que les mots soient à ce point dénudés ? Pas nécessairement, ici le sens est à découvrir au terme d’un long travail consistant à peler images et textes tels des matriochkas jusqu’à ce qu’apparaisse le coeur du problème. (…) »

Sofie Von Kelen, L'Avis des Bulles

Les monstres aux pieds d'argile, couverture

23 x 31 cm
72 pages en bichromie
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-017-3
Paru en mai 2011, disponible
16€

Les monstres aux pieds d'argile

par Alexandre Kha

Après trois livres de dessins légendés, Alexandre Kha revient à la bande dessinée avec une galerie de personnages étranges et marginaux.

Recueil de récits courts fantastiques, Les Monstres aux pieds d'argile s'inscrivent dans la continuité des œuvres littéraires d’Adelbert von Chamisso, Franz Kafka ou encore E.T.A. Hoffmann.

Un singe savant accède à l’humanité. Un homme abandonne son reflet à une habitante des miroirs. Un minotaure s’échappe de son labyrinthe pour en trouver un autre plus complexe. Un homme-arbre en pleine mutation rejoint le monde végétal. Un être électrique vit en accéléré, avant de disparaître dans les méandres du temps. Un jeûneur, délaissé par son public, poursuit son art de la faim sans limite. Autant d'étrangers fabuleux confrontés à la banalité du quotidien.

Les « pieds d'argiles » évoquent la magie de ces monstres autant que leur fragilité, êtres en permanence confrontés à un conformisme hostile, toujours prêt à les exhiber pour mieux s'en affranchir. Le lecteur découvre ces morceaux de vie au gré des ballades nocturnes d'Arthur Grisham, témoin ordinaire des bas-fonds d'une ville portuaire. Entre conte imaginaire et archives du quotidien, ces six portraits effacent finalement la monstruosité des ces êtres, les vibrations du dessin d'Alexandre Kha les intégrant naturellement à nos rues et nos nuits.

Les monstres aux pieds d'argile, par Alexandre Kha

«  Il y a de la Belgique dans ces récits de Kha. Celle des jours qui n’en sont pas de Magritte et des nuits bleues à la Delvaux, celle de Hergé pour cette ligne claire mais vibrante, celle des paysages gris, des ombres qui filent vers de lointains et plats horizons, et des villes tristes aux arêtes pointues. L’espace urbain s’avère vite mélancolique et angoissant et une amère ambiance vole sur ces pages, pour au final donner un très beau livre, modeste mais marquant. C’est une invitation à un monde d’auteur sincère et sensible. Comme une suite de rêves dessinés, captés au fil d’une nuit qui n’en finirait pas. »

Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) La légèreté de ces petites histoires et l’agilité du dessin qui leur donne vie suffit pour que ces monstres aux pieds d’argile conservent de bout en bout leur souffle fragile. Et dégagent, à l’arrivée, une sensation d’optimisme diffuse, fugace et poétique. »

Mikaël Demets, L'accoudoir

«  (…) Alexandre Kha aime manier et utiliser le récit fantastique, ces belles pages de bandes dessinées tout en bi couleur font planer sur la lecture un léger voile d’irréel. Les monstres aux pieds d’argile séduit par son dessin fin et élégant. Un beau livre donc. »

David Fournol, Une autre histoire

«  (…) Dans cet album très réussi, Alexandre Kha nous emmène à la foire aux monstres, en puisant dans les textes d’Aldebert von Chamisso, Franz Kafka ou E.T.A. Hoffmann. Baigné dans ce terreau littéraire, Les monstres aux pieds d’argile jouit d’une atmosphère mystérieuse et mélancolique, ainsi que d’une narration d’une impeccable fluidité. Une belle découverte. »

Morgan di Salvia, ActuaBD

«  (…) Monde cruel que celui de ces gentils monstres isolés et repoussés, qui tous renferment un secret. Que celui qui n'en a pas leur jette le premier pavé, semble dire Alexandre Kha dans cet album tout en finesse, où la différence, si elle n'est pas spectaculaire ou divertissante, devient coupable et repoussante. »

Laurent Bonzon, Livre & Lire

Le dernier cosmonaute, couverture

23 x 16,5 cm
96 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-016-6
Paru en mars 2011, disponible
17€

Le dernier cosmonaute

par Aurélien Maury

Ouvrage retenu dans la sélection officielle du festival d'Angoulême 2012.
Prix de la ville au festival de Sérignan 2011.
Prix Freddy Lombard Chaland au festival de Rive de Gier 2011.

Habitant d’une ville fantôme que l’on situerait volontiers au sud des États-Unis, Larry, la trentaine, survole la banalité du quotidien : entre un patron alcoolique, un père disparu, une chambre chez sa mère, il se laisse porter par ses rêves d’enfant, accroché à ses fantasmes de voyages stellaires et à la compagnie de Teddy, ours en peluche sentencieux.

Dans la même ville Alice, jeune femme solitaire, sent que sa vie tourne en rond. Pour tuer l’ennui, elle joue tous les jours de l’orgue dans une église… vide. Mais tout comme Larry, elle a ses rêves : fonder une famille, avoir un enfant.

Tandis qu’un astre mystérieux se rapproche du système solaire, un soir passé dans une laverie automatique à contempler tournoyer chaussettes et culottes réunit Alice et Larry : les premiers pas de leur histoire chamboulent la monotonie insouciante de Larry. Tourmenté par la peur de l’inconnu, il vit la nuit qu’ils passent ensemble comme une épopée cosmique, Aurélien Maury constituant un univers symbolique où trous noirs, vaisseaux et failles temporelles guident ce cosmonaute allégorique vers sa propre destinée.

Le dernier cosmonaute, par Aurélien Maury

« Ce livre au format à l’italienne rappelle Chris Ware par son traitement, sa virtuosité et ses aplats de couleurs bien tranchés. Même si les visages sont minimalistes, les expressions sont brillamment restituées. Aurélien Maury signe ici une très jolie première oeuvre en bande dessinée, éditée chez Tanibis, petite maison d’édition lyonnaise talentueuse et pointue. »

Nicolas Courty, Kiblind

« (…) Aurélien Maury fait entendre comme personne la profondeur insondable de la solitude. »

Fabrice Piault, Livres Hebdo

« C'est avant tout une histoire d’ambiance. Des décors de cinéma baignés par des couleurs de crépuscule, des plaines désertiques chauffées par un soleil blanc, une laverie qui éclaire la rue d’une froide lumière, un drive-in fifties, une église désertée… Conscient de l’importance qu’une histoire simple ne suffit pas à faire un bon livre, Aurélien Maury soigne son décorum, ses accessoires et ses costumes. Les figurants eux restent dans les coulisses, Maury n’en n’a pas besoin pour raconter son histoire : la ville restera fantomatique, vidée de ses habitants, laissant le premier plan à ses deux acteurs principaux, Alice et Larry. On traverse ainsi des paysages américains trop clichés pour être vrais, comme faits de carton-pâte : plateau de jeu installé pour deux amoureux qui s’ignorent encore, et lieu d’observation pour lecteur alpagué. (…) Avec son joli format à l’italienne et sa finition soignée, ce dernier cosmonaute est une excellente surprise, un livre précieux qui s’accroche à la mémoire et titille gentiment les émotions. »

Alexis Laballery, Parutions.com

« Véritable OVNI que cet album qui aimerait nous faire croire que l’on parle de conquête spatiale. Roman graphique, que l’on croirait tout droit sorti de la nouvelle vague américaine, et qui nous surprend par son rythme et sa beauté. Histoire d’amour parasitée par l’appel de l’espace, Le dernier cosmonaute est un petit bijou intimiste (…) »

Thomas, Fnac.com

« (…) Pleine de grâce, la création d'Aurélien Maury est une réussite, notamment parce qu'elle invite au questionnement tout en jouant sur un mode léger, en plus d'être graphiquement maîtrisée. (…) Un premier album en solo accompli et, selon l'expression consacrée, auteur à suivre. »

Laurent Cirade, BDGest'

« Le touchant album d’Aurélien Maury, Le dernier cosmonaute aux éditions Tanibis, pose une question douloureuse à tous ceux qui l’ont un jour expérimentée : pour devenir adulte, faut-il nécessairement sacrifier tout ou partie de ses rêves d’enfant ? (…) »

Sébastien Naeco, Le Comptoir de la BD

« (…) Dans cette histoire au ton proche de Chris Ware ou Dan Clowes, la mélancolie et le rêve occupent une place prépondérante, tout comme l'humour et la poésie. Une belle surprise. »

Olivier Maltret, Canal BD magazine

« (…) Avec cet album remarquable — et déjà remarqué, puisque la première impression a été épuisée en quelques semaines — Aurélien Maury réussit une élégante entrée dans le monde de la bande dessinée. Rhapsodie habillée de teintes nostalgiques (roses passés, marrons pâles, bleus éteints), Le dernier cosmonaute rappelle des foules de souvenirs et d’images (…) »

Vincent Raymond, La Tribune de Lyon

Blood Song, couverture

16,5 x 24 cm
308 pages en couleurs
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-015-9
Paru en novembre 2010, disponible
24€

Blood Song

par Eric Drooker

Initialement publié aux États-Unis en 2002, Blood Song est le second roman graphique d'Eric Drooker.

De l'harmonie brisée d'une jungle luxuriante aux toits enneigés d'une Babel industrielle, Blood Song conte l'odyssée d'une jeune réfugiée. Contrainte à la fuite par l'invasion, puis le saccage de son île d'origine, la traversée d'un océan la conduit aux portes d'une mégalopole insatiable, où les hommes sont des ombres sans visages, où les musiciens sont réduits au silence. L'itinéraire d'une déracinée ordinaire acquiert, sous les traits d'Eric Drooker, la dimension d'une fable, contemporaine et politique, mélange de mythologies ancestrales et modernes. Une narration muette, des images bleutées ponctuellement enrichies d'une note de couleur, une subtile mise en page en diptyques, l'intelligence et l'économie des moyens utilisés gravent cette histoire en chacun. Eric Drooker offre au lecteur « un canal direct vers le cœur même de la jeune héroïne » dont les battements résonnent comme de possibles échappatoires à la noirceur du monde et préfigurent les révoltes qui submergeront la ville dans Flood !.

Blood Song, par Eric Drooker

« Élégiaque, spirituel et politique, Blood Song d'Eric Drooker ne connaît actuellement aucun équivalent. Écrit dans un langage accessible à tous, explorant des thèmes universels, Drooker perpétue l'art profondément démocratique de Masereel. »

Andrew D. Arnold, Time.com

« D'une beauté saisissante (…), une histoire forte et prenante (…). Le récit mythopoétique de la fuite d'une jeune femme, d'un Eden dévasté vers la corruption et l'horreur de la civilisation urbaine. »

Nick Hornby, The New York Times Book Review

« (…) Avec Blood Song, Drooker ne fait pas seulement preuve d'une maîtrise grandissante de l'art de la carte à gratter ; il livre également au genre de la bande dessinée muette une seconde œuvre d'importance. Drooker secoue les lecteurs avec un conte magnifiquement maîtrisé d'où émerge un constat social fort. »

David A. Beronä, The Comics Journal

« (…) C'est une grande énergie musculaire qui est à l'œuvre dans ces pages et lorsque nous les parcourons, Blood Song se déroule à la manière d'un film dont les images seraient des hiéroglyphes. Drooker a ici atteint les racines de l'art éternel du conteur : l'époque où les contes étaient gravés sur les murs des cavernes, éclairées par des flammes vacillantes, avant qu'elles ne soient noyées par les mots. »

David Abrams, Culture Dose

« (…) Malgré leur esthétique épurée, les images de Drooker, sombres et entêtantes, parlent haut et fort. Qu'il représente la canopée luxuriante d'une jungle tentaculaire ou les hauteurs démesurées d'une métropole verticale, le trait de Drooker est magistral… Chacune de ces images pourrait être encadrée ; enchaînées les unes aux autres, leur effet est bouleversant. »

Mike Miliard, Boston Phoenix

« (…) En allant au-delà des mots, Drooker a élaboré un récit puissant aux personnages marquants, une œuvre immédiatement accessible. (…) À chaque nouvelle « relecture », on trouvera de nouveaux motifs, de nouvelles nuances, des jeux de formes, d'ombres et de lumières qui nous auront échappé à première vue. (…) Un exemplaire de Blood Song mériterait de survivre au jour où nos mots (où ceux de toute autre langue) auront cessé de faire sens. Il livrerait alors aux gens une histoire non pas de rois, mais de gens simples qui, en butte à des forces monstrueuses, continueront à résister et à survivre. »

Mumia Abu-Jamal

« L’originalité première de Blood Song vient de son universalité totale, abandonnant les aspects strictement pamphlétaires et autobiographiques de ses travaux précédents, pour celui d’une fable ou d’une chanson populaire mélancolique qui évoqueraient des temps plus heureux autour d’un feu (…).
L’autre grande force de Blood Song est de parvenir à orchestrer tous les temps, qu’ils soient subjectifs (plus ou moins intensifiés par les émotions : amour, peur, etc.), cosmologique (la galaxie spirale du début et de la fin), météorologique (la tempête en mer), physiologique (passage à l’âge adulte , maternité…), historique (des âges pastoraux aux horreurs du XXIe siècle et son futur urbain « idéal », gris, brumeux, semblant sans avenir), initiatiques (Blood est aussi synonyme d’initiation en anglais), linéaire (flux sanguin, le voyage vers la ville) ou cyclique (de la naissance à la mort en passant par les images de la galaxies en spirale…).
Une diégèse musicale et harmonieuse, sachant se densifier ou s’étirer avec une grande cohérence (…).
Comme beaucoup de bandes dessinées muettes, Blood Song n’est pas là pour les analphabètes, pour compenser l’absence d’écriture, mais, bien au contraire, pour apprendre un langage, celui des images, à ceux qui ne savent pas ou ne savent plus les lire. »

Jessie Bi, Du9

Sous le manteau, couverture

16,5 x 24 cm
48 pages en bichromie
couverture souple sous jaquette
ISBN : 978-2-84841-014-2
Paru en mai 2010, disponible
13€

Sous le manteau

par Sylvie Fontaine

Après Le poulet du dimanche et Miss Va-nu-pieds en 2007 et 2009, Sylvie Fontaine prolonge sa figuration de l’identité et des rapports humains par une série de portraits allégoriques.

Corps voilés sous de complexes parures, visages mutilés ou tatoués, décors trompe-l’œil, le graphisme et les symboles des apparences avisent des ordres et tensions d’un monde difforme. Chaque effigie est accompagnée d’un court poème enluminé, découverte de la fine et brute écriture de cette auteure adepte du muet.

« J'ai parfois l'impression que nous vivons dans une sorte de moyen-âge, peuplé de peurs violentes, d'abus monstrueux et d'espoirs tout aussi vivaces que les angoisses. Matraqués par la peur d'une pandémie, d'une catastrophe écologique, assaillis de besoins futiles à assouvir absolument, secoués, hagards, que pouvons-nous faire ? Électrochoc quotidien de l'information internationale, le monde, cette fabuloserie mal fréquentée, ce paradis infesté des poisons que nous y avons répandu et nous, là, hésitants, troublés, enfantins, arrogants les bras ballants.
Nous savons bien qu’il faut repenser le quotidien. Avons-nous cette force ?
Sous le manteau, la réponse.
Sous le manteau la peur et l’angoisse, et la catastrophe qui pointe son vilain museau.
Sous le manteau, fécondité, créativité, ardeur et amour aussi peuvent irradier et venir au monde. »

Sylvie Fontaine

Sous le manteau, par Sylvie Fontaine
Flood!, couverture

16,5 x 24 cm
160 pages en bichromie
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-013-5
Paru en novembre 2009, disponible
18€

Flood!

par Eric Drooker

Réalisé sur une période de sept ans, Flood ! relate en trois actes les derniers jours d'une Cité en pleine dépression.

Home, le premier récit, voit un ouvrier perdre son emploi. C’est le début d’une vertigineuse descente aux enfers.

Dans L, notre homme, laissé plus bas que terre, s’enfonce sous la cité. Au cours de cette plongée aux résonances jungiennes dans les profondeurs du métro, il voyagera à travers la mémoire de la ville, ses crimes et ses mythes. Entre graffitis et cosmogonie des origines, le chaos de la métropole trouve une échappée : les exclus offrent la possibilité d’une communauté.

Dans Flood !, acte final donnant son titre au recueil, il refait surface dans une Cité en passe d’être inondée — lavée ? — par les flots. Nourri de son expérience ancestrale, il s’enferme et transmet, via une encre bleue — rupture dans le noir et blanc du livre — le devenir de la ville, la résistance des parias dans une envolée qui nous mènera de cette ébauche de New York qu'était Coney Island à l'arche de Noé.

Entièrement réalisé en carte à gratter, Flood ! est une vision expressionniste qui s'inscrit pleinement dans la filiation de Lynd Ward et Frans Masereel, auteurs dans la première moitié du XXe siècle de romans graphiques réalisés en gravure sur bois. Drooker souligne le lien entre la Grande Dépression des années trente et les années Reagan et Bush de la fin du siècle. Exprimée sans parole, la rencontre entre poésie, fantastique et critique sociale rend universel ce portrait de New York, cette autopsie d'une société bâtie sur la violence.

Notamment défendu par Art Spiegelman, Neil Gaiman et Allen Ginsberg, Flood ! connaît aux États-Unis un succès critique important lors de sa sortie en 1992 et remporte un American Book Award.

New Yorkais de troisième génération, Eric Drooker est aussi l'auteur de Blood Song et Illuminated Poems, en collaboration avec Allen Ginsberg. Également peintre et illustrateur, il est connu pour ses couvertures du New Yorker.

Flood!, par Eric Drooker
L'attrapeur d'images, couverture

13 x 20 cm
192 pages en bichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-012-8
Paru en mai 2009, disponible
20€

L'attrapeur d'images

par Alexandre Kha

«Ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d’enfance ». L'attrapeur d'images reprend à son compte la première phrase du célèbre film de science-fiction La Jetée. Sauf que ce n’est pas l’image d’une femme sur la jetée d’Orly, mais une gravure du tombeau des Ming tirée des Voyages extraordinaires de Jules Verne qui marquera Nemo Lowkat — double imaginaire du cinéaste — au point de décider sa vocation.

À la manière de ces vieux livres dont l'ambition était de donner goût aux voyages à la jeunesse au début du XXe siècle, ce tour du monde en 23 gravures et 146 dessins légendés retrace le périple de cet homme devenu photographe, récoltant des images dans sa boîte noire comme un chasseur de papillons dans son filet. Images volées, trompeuses, prémonitoires, détournées, révélatrices ou fuyantes… chacune apporte son lot de réflexions sur le sens de l'histoire et des signes.

Voyageur, écrivain photographe et bricoleur multimédia, le double de Nemo Lowkat est considéré comme le plus célèbre des cinéastes inconnus. Il a filmé la réalité du monde avec une prédilection pour la révolution, l'engagement politique, le musée imaginaire, la mémoire, les femmes, les chats, les chouettes et… les images.

L'attrapeur d'images, par Alexandre Kha
Miss Va-nu-pieds, couverture

14 x 18,5 cm
136 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-011-1
Paru en octobre 2008, disponible
14€

Miss Va-nu-pieds

par Sylvie Fontaine

Ouvrage retenu dans la catégorie bandes dessinées de la 7e Nuit du Livre.

Dans ce second opus pour Tanibis, Sylvie Fontaine trace le voyage intérieur d'une jeune femme au sein d'un univers polymorphe et halluciné.

Miss Va-nu-pieds naît page après page, à la manière d'un flip-book. Elle abandonne sa chambre et ses lectures pour explorer la ville et en dévoile peu à peu toute la magie. Au gré des rencontres, des trappes ou des accidents, elle s'applique à toujours avancer, donnant ainsi vie à un univers foisonnant et expressionniste. Protagoniste essentiel de l'aventure, ce pays des merveilles fonctionne suivant le principe de métamorphose cher à Sylvie Fontaine (exploré dans son livre Le poulet du dimanche) : que ce soit de manière cubiste ou symbolique, les lieux se transforment sans cesse. La ville fantôme deviendra ainsi forêt luxuriante, cauchemar kafkaïen ou rêve surréaliste. Fuite effrénée et quête intérieure, cette course sans fin amène le personnage à s'affiner peu à peu et elle acquiert, sans un mot, une identité toute féminine et insolente.

Miss Va-nu-pieds, par Sylvie Fontaine
Souvenirs de poche, couverture

12 x 15,5 cm
128 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-010-4
Paru en novembre 2007, disponible
10€

Souvenirs de poche

par Alexandre Kha

Sur le principe du leitmotiv littéraire « Je me souviens… », inventé par Joe Brainard et rendu célèbre par Georges Perec, Souvenirs de poche évoque les bribes de souvenirs d’enfance de Grégoire Fennec, son environnement morne et rigide de petit banlieusard, son échappée utopique vers l’imaginaire et la frontière un peu floue qu’il franchit pour perdre son innocence.

Dans ce monde à la lisière d’un cauchemar qui glisse du quotidien vers l’étrange, dans cette banlieue sinistre où les corps chutent du haut des tours et où se dissimulent les monstres des comics, ces souvenirs, entre mémoire et imaginaire, semblent questionner une réalité peu tangible que Grégoire enfant cherche à s’accaparer pour mieux l’appréhender ou mieux s’en protéger. Au final, ces fragments inclassables tissent une toile qui leur accorde à chacun un sens ironique ou désabusé.

Souvenirs de poche, par Alexandre Kha
Les mangeurs d'absolu, couverture

12 x 15,5 cm
104 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-009-8
Paru en juin 2007, disponible
10€

Les mangeurs d'absolu

par Alexandre Kha

Pour ce premier livre inaugurant une série de sketchbooks, Alexandre Kha décline un univers littéraire sous forme de haïkus illustrés.

À raison d'une image et d'un court texte par page, l'auteur dresse une impressionnante galerie de personnages : Thibaut écrit frénétiquement des lettres pour envoûter ses proies féminines, Colin traîne son désespoir en portant la statue de son ex-dulcinée dans ses bras, Violette la cul-de-jatte et Timoclès l'aveugle demeurent inséparables, et tant d'autres… Puis la vision anecdotique de ces poétiques angoisses existentielles se fait panoramique, ces étranges créatures se croisant peu à peu. La passion des uns ou le rêve d'idéal des autres font vaciller le destin de chacun, finissant sur une impasse, une tragédie ou une révélation. Soutenue par un dessin fragile, l'intimité de ces instants choisis dresse finalement le portrait d'une comédie humaine en quête d'absolu.

Les mangeurs d'absolu, par Alexandre Kha
Le poulet du dimanche, couverture

21,5 x 28 cm
120 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-007-4
Paru en février 2007, disponible
16€

Le poulet du dimanche

par Sylvie Fontaine

Prix de la bande dessinée féminine au 5e salon de la BD engagée de Lyon.

Aboutissement de plusieurs années de maturation, Sylvie Fontaine illustre dans son Poulet du dimanche une chronique de la métamorphose.

Succession de saynètes de la vie quotidienne où chaque individu devient l’objet de mutations toujours déconcertantes, le livre met en jeu des rapports humains soudainement transfigurés par cette intrusion du fantastique. En quelques cases, un repas de famille dégénère en cabinet du difforme. Un rendez-vous galant devient chaos émotionnel. Les membres ou les visages prennent des formes montrueuses ou séduisantes. Les décors eux-mêmes se trouvent entraînés dans une poésie du quotidien.

Suivant minutieusement ce principe, l’auteur dissèque dans les différents chapitres du livre les frustrations et les bonheurs de l’adolescence, des rapports amoureux ou encore de la maternité. Accompagnant ces variations thématiques, le dessin se métamorphose lui-même, évoluant d’un traitement réaliste à une approche plus cartoon, en passant par des dessins très expressifs réalisés au pinceau. L’ensemble forme une narration muette qui, à l’instar des rêves où tout s’enchaîne sans causes ni conséquences, invite à la contemplation.

Sixième album de Sylvie Fontaine, notamment après Cubik (La Cafetière) et Calamity (BFB), Le poulet du dimanche est préfacé par Mœbius.

« J'ai fait les premiers dessins du poulet du dimanche il y a dix ans. La première planche, celle qui a généré tout le reste, est celle de la famille où la mère devient tentaculaire, le père se transforme en homme invisible et l'enfant se change en masse piquante. Le dessin a intéressé Mœbius qui devait à l'époque participer à un journal appelé Le philographe. C'était un projet volumineux auquel participaient beaucoup de dessinateurs connus. Casterman l'a gardé sous le coude et finalement rien ne s'est fait. J'ai continué seule en suivant les directions variées voire proliférantes que me suggérait le dessin. Le poulet du dimanche est une somme des expériences graphiques que j'ai faites jusqu'à aujourd'hui. C'est aussi la preuve que par une sorte d'effet papillon un seul dessin peut en générer des centaines. »

Sylvie Fontaine

Le poulet du dimanche, par Sylvie Fontaine

« Des BD courtes sur les relations interhumaines, montrant de quoi on aurait l'air si notre extérieur ressemblait à notre intérieur (pas très beau, souvent). »

Willem, Charlie Hebdo

« Non, l’être humain ne se change pas seulement en cafard. Sylvie Fontaine chronique les métamorphoses des relations amoureuses, dans son nouvel ouvrage qui se déguste comme une dose de bon acide. Hallucinations garanties. (…)
Le poulet du dimanche, son nouvel album, voit donc Sylvie Fontaine publier chez un nouvel éditeur, Tanibis, réputé pour la qualité de son travail — et cet album ne déroge pas à la règle. Il fallait bien cela pour accompagner les délires très maîtrisés de l’auteure. La plus grande partie de l’album présente une succession de saynètes dans lesquelles des couples et des familles se font et se défont, au gré des métamorphoses de leur membres. Une sorte de somatisation extrême des espoirs et désespoirs que ressent tout un chacun. Au travers de ces interprétations parfois psychanalitiques des rapports humains, Fontaine opère une transmutation du quotidien, qui nous donne à voir comme une nouvelle dimension où, à côté des trois habituelles, les sentiments prennent chair. Il y a quelque chose d’expressionniste dans ces corps en mutation, une sorte de beauté intérieure que ne renierait pas le surréalisme. Dans cet album sont également inclus des carnets de croquis, une jolie histoire d’amoureux en lévitation, et, pour clôre l’ouvrage, une incroyable double-page qui en remontre à Geoff Darrow pour la densité des détails, scène citadine où l’observation de la rue le dispute à la fantaisie et à la caricature. Très planant. Signalons enfin la présence d’une préface signée Mœbius, pour lequel Sylvie Fontaine professe une grande admiration. Le sentiment semble être partagé. Offrez donc Le poulet du dimanche à tous les couples de votre connaissance. Ils s’y reconnaîtront immanquablement. Avec un peu de chance, l’album leur évitera une visite chez le psy quand les choses tourneront mal entre eux. »

François Peneaud, ActuaBD

« (…) On apprécie des yeux la bestiole et on ouvre la fenêtre en même temps que le livre sur les géographies personnelles d’une polymorphie qui hante, du fond à la forme, toute l’œuvre de Sylvie Fontaine. (…) Tout est formel et sujet au changement imposé, recherché. Les échelles de temps varient et le retour à un état initial est possible, s’accordant alors à l’humeur et au temps psychologique. Au début ce sont les corps qui changent, déformés, informés par pensées, sentiments, mal- ou bien-être. Ensuite les formes diversifiées sont là, en soi, sont ce qu’elles sont, se côtoyant, s’attirant ou se repoussant comme des aimants, faisant fi des apparences. La forme ayant alors gagné en éloquence, les planches passent de six à quatre cases, dans une progression générale fluide comme une balade, qu’une mise en page intelligente et recherchée sait rythmer et ponctuer en douceur tout en se faisant invisible. Sylvie Fontaine a cherché son style et s’en est découvert plusieurs. Une autre diversité formelle donc, à l’échelle d’une œuvre cette fois, qui donne à ce livre un aspect grouillant, vivant comme peu en possèdent. Elle n’est pas le Janus stylistique qui l’a fascinée, mais un être à facettes cultivant son hétérogénéité trompeuse pour mieux en faire apparaître l’essentiel, en autant de miroirs d’âmes entêtants, renvoyant aux corps s’y cherchant devant, les possibles et la vie que les temps puissent permettre. Une démarche qui est aussi une lutte de nos jours, où le style devient identitaire plutôt qu’identité, s’accordant un peu de mode pour la forme (éternel retour) tout en se devant d’être là, absolu et pour toujours, niant l’évolutif et la maturation, au profit d’une stase engluante et du décoratif généralisé. »

Jessie Bi, Du9

« (…) En feuilletant, dans un premier geste curieux, l’ouvrage, c’est en effet cette avalanche de lignes, ce trop-plein d’images et de cadres qui, fatalement empêchent le rapide coup d’œil de se prolonger : voilà un album qui ordonne violemment à son lecteur de ne pas le lâcher ! Un livre vivant qui impose qu’on le découvre où qu’on le délaisse mais qui ne s’accommode pas de la demi-mesure. (…) »

Alexis Laballery, Parutions.com

« Avec les éditions Tanibis, chaque ouvrage se révèle un formidable écrin pour les récits qu'il contient. Le Poulet du dimanche est un étonnant et somptueux livre signé Sylvie Fontaine, une bande dessinée d'une "originalité absolue" comme le souligne fort justement Jean Giraud dans son enthousiaste préface : au fil de récits en une page, l'auteure de Cubik (La Cafetière) enchante le quotidien ou, plus exactement, le désenchante, tordant les corps et les esprits, transformant les situations les plus banales, les confrontations familiales en scènes surréalistes et expressionnistes. Inclassable. »

Rodolphe Lachat, La Lettre

« (…) Une mise en page audacieuse et originale, des dessins complexes et d'une rare richesse, un travail magnifique. Certaines images laissent perplexe, déconcertent, étonnent, épouvantent, font réfléchir, répulsent. Aucunes ne laissent indifférent. (…) »

Céline, Clair de Bulle

« (…) Difficile de classer cet album. L'auteur de Calamity (éd. BFB) et de Cubik (éd. La Cafetière) poursuit son exploration des représentations de la pensée par la forme, mais change de mode de narration et nous entraîne dans un univers encore plus extravagant que les précédents ; on en reste perplexe, mais séduit. (…) Humour et poésie font ainsi bon ménage dans cette oeuvre 100 % graphique qu'on ne peut s'empêcher de rapprocher de celle de l'Américain Jim Woodring, récemment sélectionné et exposé au Festival d'Angoulême. Souhaitons le même destin à Sylvie Fontaine. »

Mathieu Laviolette-Slankane, Evene

« (…) À explorer le noir et blanc polysémique qu’elle nous donne à voir, on pense évidemment à Kafka mais aussi à Bacon ou encore à Cronenberg dans l’art et la manière de déconstruire notre réalité, cette quotidienneté faite de petites violences et de cris silencieux, de déchirures organiques qu’elle expose en légiste méticuleuse. Corps lacérés ou malmenés, mutations empruntant autant à la robotique qu’à la mécanique comme une défense (car c’est la meilleure des attaques), le trait de Sylvie Fontaine se fait scalpel, fouillant la plaie encore à vif de nos métamorphoses continuelles. Car la vie, c’est un peu comme la formule de Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

Sébastien Homer, L'Humanité

« (…) En dehors de ces grands yeux sur ces grosses têtes que nous sommes génétiquement condamnés à aimer, ce qui nous fascine tellement chez les enfants, c'est leur méconnaissance de l'étendue des domaines de l'impossible et de l'improbable. L'enfant ne sait pas que maman ne va pas planter sa fourchette dans l'épaule de papa. Si papa n'est pas là, c'est peut-être qu'il est invisible. Le travail de Sylvie Fontaine sur son album Le poulet du dimanche évoque cette époque où à nos yeux tout était encore possible. (…) »

Cédric Le Merrer, Fluctuat.net

« (…) Dans un monde post Farenheit 451, j’aurais envie aujourd’hui de mettre le nouveau livre de Sylvie Fontaine Le poulet du dimanche (éditions Tanibis) sur la première étagère d’une nouvelle bibliothèque vivante. La dessinatrice nous avait déjà touchés fort avec son précédent ouvrage Calamity (éditions BFB), mais celui-ci est encore plus pénétrant. (…) »

Jean Nato, Glob

« (…) Avec Sylvie Fontaine, on passe de l’autre côté du miroir, en observateur anonyme de ces querelles intimes retranscrites avec beaucoup d’élégance. Ici, les mots, quand ils font du mal, lacèrent littéralement les corps ou transpercent toutes sortes d’objets. Pour autant, ce monde n’est ni pessimiste ni triste, tant la poésie émane de chaque dessin. Les portraits se décomposent comme autant de tableaux dont on ne découvrira les détails les plus infimes qu’après plusieurs lectures. Le choix du noir et blanc constitue ici une véritable porte vers l’imaginaire de chacun. Un régal de lecture visuelle, qui donne envie de prendre le temps, et de regarder les choses différemment. »

Nathalie Rézeau, Kinorama

« Les (…) éditions Tanibis, dont le catalogue affiche des auteurs lyonnais comme Ivan Brun, s'inscrivent un peu plus dans l'indépendance ou la nouvelle bande dessinée en publiant Sylvie Fontaine et son nouvel ouvrage : Le poulet du dimanche. (…) Les liens invisibles, où les pensées sont illustrées comme autant d'extensions organiques, prolongement de notre corps. Dans la veine esthétique des éditions du Dernier Cri, avec un caractère cependant plus naïf, on découvre chez Sylvie Fontaine une volonté de cerner les relations humaines pour en extraire l'inédit, le non-dit, occuper l'espace, et ce non sans humour. La recherche de liberté transparaît comme une unique alternative à ce qu'on pourrait nommer la grande fusion : une interdépendance des individus, de la nature, des objets... entre eux. À découvrir. »

Jean-Marie Juvin, Livre & Lire

« (…) En choisissant de s'exprimer uniquement en noir et blanc, Fontaine s'arrange pour être immédiatement efficace, énergique et répondre à un concept simple. Aussi troublant que cohérent, ce travail muet — mais bavard dans sa polymorphie — ne doit pas être réduit au seul exercice de style. Il présente un auteur de caractère, dont on continuera à suivre la piste. »

Anne Richard, Graff It

« La dessinatrice signe avec Le poulet du dimanche un album étonnant où chaque planche distille les non-dits empoisonnés et les conséquences parfois terribles de conversations trop anodines ou de situations en apparence banales.
Un petit bijou. (…) »

Olivier Delcroix, Cimaise

« (…) On peut (…) faire un lien entre cette artiste et d’autres auteurs de bande dessinée, comme Stéphane Blanquet, qui ne se contentent pas de ce seul médium pour s’exprimer. Cette « érosion progressive des frontières » (rubrique de feu la récente revue de l’Association L’éprouvette) semble très bon signe pour la bande dessinée, surtout lorsque cela est laissé entre des mains aussi talentueuses. Cet ouvrage est une véritable expérience graphique, extraordinaire, dont on ne revient que marqué. »

De Cases et de Traits

Rhinocéros contre éléphant n°pi, couverture

19 x 25 cm
120 pages en noir & blanc & bichromie
couverture souple
ISBN : 978-2-84841-005-1
Paru en juin 2006, disponible
16€

Rhinocéros contre éléphant n°pi

par Collectif

Tanibis présente le fruit d'années de recherches MATHÉMATIQUES ! Des résultats inouis ! L'affaire V2 CLASSÉE ! Le Théorème de Fermat DÉMONTRÉ ! Et bien d'autres révélations dans Rhinocéros contre éléphant n°π.

Au sommaire :

Claude Amauger, Alex Baladi, Jean-Michel Bertoyas, Reymond Bravo, Ivan Brun, Hervé Carrier, Jean-Luc Coudray, Laure Del Pino, Valérie Dupin, Madani El Hariri, Fafé, Sylvie Fontaine, Philippe Grammaticopoulos, Hoël, IBN aL RabiN, Arnaud Lesage, Guillaume Long, Aurélien Maury, Lucas Méthé, Samuel Petit, Tobias Schalken, Stefan J.H Van Dinther & Thierry Van Hasselt. Couverture de Stefan J.H. Van Dinther.

Présentation :

Aph’art fanzine lors du festival d’Angoulême 2003, la revue de bandes dessinées Rhinocéros contre éléphant revient en force avec ce quatrième opus. Une vingtaine d’auteurs, 120 pages, et un dénominateur commun : les mathématiques. Bande dessinée, mais aussi écriture, photographie et graphisme sont au rendez-vous.

Les participants sont de toutes origines : Thierry Van Hasselt est activiste au FRMK, Lucas Méthé à Terre Noire, Stefan Van Dinther et Tobias Schalken aux laboratoires Eiland. D’autres s’investissent sur des terres étrangères à la bande dessinée : Madani El Hariri est biomécanicien, Jean-Luc Coudray novelliste et Arnaud Lesage photographe (lauréat du prix européen de la photographie 2005). Enfin, les habitués des éditions Tanibis ont également répondu présent, avec entre autres Ivan Brun, Hervé Carrier et Sylvie Fontaine. Un florilège d’auteurs se prêtant au jeu de la contrainte, l’homogénéité de ce recueil n’est pas plastique mais thématique : tous assimilent les mathématiques à leur création. Ils s’engagent dans des directions des plus diverses : Philippe Grammaticopoulos explore un imaginaire lunaire peuplé de symboles mathématiques quand d’autres présentent leurs expérimentations séquentielles (Thierry Van Hasselt, Arnaud Lesage). Ailleurs, les professeurs Carrier et Ibn Al Rabin décortiquent avec légèreté deux énigmes de l’histoire des maths. D’autres mettent en lumière l’omniprésence de mécanismes mathématiques dans notre quotidien : la cellule familliale (Ivan Brun, Valérie Dupin), le corps (Sylvie Fontaine) ou les rapports humains (Laure Del Pino) sont tour à tour disséqués. D’Ibn Al Rabin (mathématicien suisse) à Reymond Bravo (mathophobe philippin), tous démontrent que les mathématiques ne se limitent pas à de froids calculs.

Rhinocéros contre éléphant n°pi, par Collectif
Lowlife, couverture

20 x 26 cm
76 pages en noir & blanc
couverture en trichromie sur kraft
ISBN : 978-2-84841-002-9
Paru en mai 2005, épuisé
16€

Lowlife

par Ivan Brun

Ce terme désigne une personne de peu d’intérêt, un individu pas très fréquentable. Traduit de façon littérale, ce mot pourrait être interprété en français comme la « vie basse », les bas-fonds, la France-d’en-bas, où une population aux bas revenus mènerait une existence pathétique, dominée par ses bas instincts.

Lowlife est un recueil de récits courts réalisés entre 1996 et 2004 dans divers fanzines, comme Rhinocéros contre éléphant, l'Incroyable Zlozlo, le fanzine slovène Stripburger, la revue italienne Blue ou la revue espagnole El Vibora.

En dépit de leur apparente diversité graphique, ces récits sont mus par une logique implacable. Le motif récurrent est une misère structurelle d'où découle un néant moral et un désert affectif. Lowlife est un regard porté tour à tour sur les pays émergeants, les banlieues, l'individualisme contemporain, la dissolution des structures sociales et familiales… Contrairement aux représentations convenues qui nimbent la pauvreté d’une espèce d’idéal romantique, le lecteur est ici entraîné dans un panier de crabes où les protagonistes n’ont d’autre échappatoire que de reporter leur souffrance et leur frustration sur autrui. Le ton est cru, les images souvent dures témoignent d'une violence plus banale que spectaculaire.

Lowlife est le constat froid de la face noire de la modernité que nous masque la publicité. Le pamphlet articulé en plusieurs récits ne jugent pas les actes de ses protagonistes mais les circonstances qui les engendrent.

Pour servir le propos de l'auteur, Lowlife a été littéralement « emballé ». La couverture, le début et la fin du livre ont été imprimés sur du kraft d'emballage. Un livre « prêt à consommer », pourrait-on dire ! Bien que la majorité des planches de l'album soit en noir et blanc, une impression en bichromie a été réalisée pour respecter la qualité picturale du travail d'Ivan Brun. Certaines planches ont même été réinterpretées sous l'oeil de l'auteur. Le tout est ponctué d'illustrations imprimées sur kraft qui scandent le tout en quatre chapitres cohérents, quatre facettes de la misère et de ses conséquences. Le recto plutôt anodin de ces illustrations révèle au verso l'envers malsain de la situation, tout comme le font d'ailleurs la couverture et le dos de l'album.

Lowlife, par Ivan Brun

« Un album aussi beau que dur. »

Willem, Libération

« (…) Les éditions Tanibis (anciennement Thot l’ibis, éditeur de Rhinocéros contre éléphant) (…) publient donc avec Lowlife un implacable recueil. Implacable car chaque histoire, chaque vision de notre monde offerte Ivan Brun est triste, violente, ses personnages perdus, égoïstes… Outre l’existence d’un réel regard de l’artiste, ce qui marque le lecteur dans Lowlife, c’est la variété et la richesse des styles graphiques utilisée par ce dessinateur aux multiples talents puisqu’il est également peintre et musicien rock. Et la beauté de l’objet qu’est ce livre : la plupart des dessins qui s’intercalent entre les pages de bandes dessinées sont imprimés sur du papier kraft du meilleur effet. Un livre et un auteur à part. »

Vincent Henry, BD Sélection

« En ces heures où le consensuel médiatique nous envahit, la publication d’un album aussi corrosif que Lowlife constitue un antidote salutaire qui nous aidera à reprendre contact avec la réalité dans ce qu’elle a de moins aimable. (…) Le ton adopté est aussi varié que les thèmes abordés, faisant parfois rire jaune le lecteur, pour mieux lui asséner quelques vérités statistiques (les coûts comparés d’un sac de riz et d’un seul M16) ou donner la parole à une jeune femme à l’avenir professionnel aussi bouché qu’un périphérique un vendredi à la sortie des bureaux. Les qualités graphiques du travail d’Ivan Brun sont tout aussi évidentes, que ce soit par la variété des styles ou leur maîtrise. Du trait noir & blanc aux planches en bichromie, du dessin réaliste au presque cartoon, les personnages de Lowlife acquièrent tous en quelques cases une vraisemblance que leur envieraient nombre de personnages de fiction. La mise en scène et le découpage sont sobres et solides, manifestement au service des propos de l’auteur. Enfin, l’éditeur a lui aussi bien fait les choses : ce livre est un bel objet. Sous une couverture sur papier kraft, l’album est ponctué de pauses pleine page sous forme de dessins eux aussi sur papier kraft et dont, jolie idée, le contre-champ est dessiné au verso de la feuille, offrant une respiration bienvenue. Lowlife est un album à faire lire à tous les thuriféraires de notre société ultra-libérale où la seule liberté risque de n’être que celle de crever la bouche ouverte, de préférence sous l’œil des caméras qui se chargeront d’alimenter l’opium du peuple qu’est la télévision, version renversée du panoptique destiné à surveiller tout un chacun, un Grand Frère qui, bien évidemment, ne nous veut que du bien. (…) »

François Peneaud, ActuaBD

« Rares sont les albums à peindre la société d'une façon aussi brutale que l'a fait Ivan Brun avec Lowlife, un album qui regroupe sous une édition de luxe (papier kraft et impression en bichromie) une vingtaine de courts récits parus dans divers fanzines entre 1996 et 2003. Dès les premières histoires, le ton est donné avec un humour très noir et cynique. Ivan Brun n'a pas peur de s'attaquer à la politique, à l'armement ou à la dérive sociale, là où d'autres se seraient arrêtés, il enfonce le clou, et nous prouve à quel point l'humain est dangereux pour lui-même. Côté dessins, c'est une véritable démonstration de talent, à travers un style humoristique ou sérieux, à travers des crayonnés, des aplats de peinture ou du noir et blanc. Parfait et satirique, Lowlife est à posséder de toute urgence. »

Philippe Duarte, Underground Society Webmag

« Ivan Brun, dessinateur lyonnais d'obédience punk et diplômé RMIste des beaux-arts, aime l'esthétique des détritus. Le fessier à peine posé sur sa chaise, son regard est difficilement saisissable, fuyant. Comme pour scruter les moindres faux pas, bassesses et bas instincts d'un de ses contemporains. Son dernier recueil d'illustrations, Lowlife (éditions Tanibis) en est l'apologie. Aigre et brutal, cet enchevêtrement d'images troublantes et nauséeuses est attisé par un ton cru et un coup de crayon protéiforme et brillant. C'est beau mais c'est pas la fête. Les illustrations, réalisées sur une période de quatre ans, ont déjà été publiées dans pas mal de fanzines dont l'Incroyable Zlozlo. Accro à l'encrage noir et blanc mêlé de quelques larmes de ciguë, l'auteur s'explique sur le caractère plombant de sa bd : "Je montre que la misère ne rend pas les gens forcément sympathiques. C'est un cercle vicieux, les gens ont une vie de merde et la reportent sur les autres. C'est un milieu où règnent la médiocrité, la jalousie et la rancœur, où l'on préfère retenir ceux qui essayent de s'en sortir." Les quatre chapitres abordent la vie en périphérie du monde, l'art et la culture, puis la misère affective. Avec un seul et même message : "ramener les gens sur terre, leur montrer la réalité telle qu'elle est, les attraper et leur mettre le nez dans leur propre merde." Sans doute la bande dessinée la plus dérangeante de l'année. »

Antoine Allègre, Lyon Capitale

« (…) Ah, dites, le dessin est enlevé, mais c'est pas gai, gai ! Bon, allez, ça vaut toujours mieux que de brûler des voitures ! »

Morvandiau, Ferraille

« (…) Recueil d’histoires courtes précédemment parues dans diverses publications peu accessibles au lecteur pas encore totalement immergé dans le monde de la bande dessinée underground, Lowlife est une réussite formelle dans un genre pourtant difficile. L’élégance du graphisme et de la maquette enveloppe avec classe un ensemble d’histoire amères, nauséeuses, flirtant d’un côté avec la virulence politique, de l’autre avec le réalisme fantastique. (…) »

Loleck, Du9

« (…) La force et l'originalité de son talent tiennent dans ses constructions. Qu'elles interviennent par des processus discursifs où chacun est mis dos à dos, par ses illustrations recto/verso montrant le "revers de la médaille" de situations apparemment anodines, par l'accumulation de détails tirés des aberrations sociales de notre modernité (tel le premier récit Curriculum Vitae, et sa triste énumération de formations absurdes proposées à une jeune fille paumée), ou encore par une utilisation très particulière des dialogues sous formes de rébus, toutes ses constructions forment un savant jeu d'énonciation critique en images. À celles-ci, il faut ajouter la plus forte, celle donnant à l'œuvre toute sa complexité et son ampleur : l'utilisation de signes et de détails géographiques multiples ne permettant jamais de situer le lieu de l'action. Ses critiques-fictions s'emploient en effet à construire des espaces où les personnages évoluent dans des lieux indéterminés, entre l'Asie, la France et ailleurs. En mélangeant régulièrement les territoires, Ivan Brun crée ainsi des rapprochements inattendus et intra elliptiques, les déplacements dans le temps et l'espace pouvant se produire au sein d'une même case ou par leurs raccords. Le constat ne dépend donc plus d'un contexte particulier mais s'étend en créant une représentation métaphorique inter contextuelle. La misère d'ailleurs contamine la nôtre, ne formant qu'une seule et grande désillusion planétaire. Certes, Lowlife n'a rien à apprendre de neuf sur le fond, mais on sait bien que ce qui compte c'est la forme, chose la plus dure à maîtriser. Et c'est bien là que réside tout le talent d'Ivan Brun. »

Jérôme Dittmar, Fluctuat.net

« (…) Autant dire que les planches (…) sont loin d'être complaisantes. Ton cru et images dures dénoncent la violence insidieuse car banale de la société actuelle. »

20 minutes

« (…) Dans ces histoires, il n'y a pas de pauvreté idéalisée, mais un ton cru, des images dures qui témoignent de la violence. L'auteur n'épargne rien à son lecteur : la violence, le sexe, la drogue, l'absurdité des relations sociales viciées par les enjeux économiques. (…) »

Pierre Bouvier, LeMonde.fr

« (…) Un bel objet contestataire. »

Carole Jay, Premonition

Pétula, je suis une libellule!, couverture

50 x 26 cm
18 pages en couleurs et noir & blanc sérigraphiés
60 exemplaires numérotés
ISBN : 978-2-84841-002-9
Paru en juin 2005, disponible
40€

Pétula, je suis une libellule!

par Claude Amauger & Samuel Petit

Dérivée du principe du Kamishibaï (théâtre d'images japonais), voici certainement la réalisation la plus étrange jamais sortie des studios Tanibis…

Hommage à la crème fouettée du cinéma de genre (film noir et science-fiction), l'objet se compose de neufs images sérigraphiées entrecoupées de cartons de textes relatant l'insurrection d'une coalition de la faune et la flore contre la dictature humaine. Stars, Teknicolor dégoulinant, intrigue interplanétaire en Paranovision, tous les ingrédients sont réunis pour faire de Pétula, je suis une libellule ! une grande fresque entomologique, un space opera haletant, digne des meilleures séries B et Z. Voire Bzzz…

Pétula, je suis une libellule!, par Claude Amauger & Samuel Petit
Perpendiculaires, couverture

19,5 x 19,5 cm
12 pages en couleurs
couverture souple sous jaquette
ISBN : 2-84841-006-X
Paru en septembre 2004, disponible
6€

Perpendiculaires

par Claude Amauger & Samuel Petit

Ce court livre d'images confronte les univers graphiques de deux des membres fondateurs de Tanibis. Tiré de façon artisanale à cent exemplaires, Perpendiculaires est disponible uniquement par correspondance.

Il s'agit de la dernière publication des éditions Thot l'Ibis avant qu'elles ne deviennent Tanibis.

Perpendiculaires, par Claude Amauger & Samuel Petit
Les ombres blanches, couverture

20 x 20,5 cm
84 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 2-84841-000-0
Paru en octobre 2002, disponible
12€

Les ombres blanches

par Hervé Carrier

Voici le livre des premières fois : premier album d'Hervé Carrier, mais également premier album publié par les éditions Thot l'ibis…

Les ombres blanches évoque le monde imaginaire d’Arthur Grisham, adolescent rêveur, doué d’une mémoire colossale. Son cerveau est comme la chambre noire d’un appareil photo pleine de souvenirs. Il apprend des livres par cœur sous le joug d’un imprésario tyrannique. Il ne quitte jamais son grenier, sauf un soir, lorsqu’il présente son numéro d’homme-mémoire dans un cabaret. De nombreux auditeurs viennent consulter cette bibliothèque vivante. Hanté par une faune imaginaire, Arthur leur récite des fables avec une aisance déconcertante, mais rêve et réalité se confondent. Il finit ainsi par s’identifier au célèbre enfant prisonnier Kaspar Hauser. Une forme d’aliénation mentale déforme peu à peu sa vision jusqu’à l’empêcher de sortir. La lecture reste alors sa seule évasion. Apparaît Lucie, une jeune aveugle éprise d’histoires. Elle aussi explore les rêves et le passé. Sa vitalité insuffle au jeune Arthur un peu d’humanité. C’est la seule à ne pas le considérer comme un monstre amusant. Nous apprenons enfin qu’Arthur fait partie d’une longue lignée d’hommes-mémoire apparue lorsque les livres étaient détruits sous les régimes de dictature. Ils disparaissent aujourd’hui, et Arthur Grisham devient un objet d’étude pour scientifiques. Mais se substituer à la mémoire du monde peut être un rêve dangereux qui mènera l’homme-mémoire en prison — une prison bien réelle cette fois-ci.

Les ombres blanches se veut un hommage au monde des livres et une exploration onirique de la mémoire. C’est une mosaïque d’histoires qui s’imbriquent à la manière des pièces d’un puzzle (comme certains romans du siècle des lumières, ceux de Diderot, Sterne…), une mosaïque pleine de chausses trappes, de glissements de sens, peuplée de mirages qui se dérobent sans cesse, une mosaïque où l’homme-mémoire, présenté comme un illusionniste du langage, tente par tous les moyens de substituer sa vie misérable à son art de conteur… avant d’échouer tragiquement. Fiction et réalité s'imbriquent en édifiant un système de résonnances propre à la mémoire. Cette narration labyrinthique et combinatoire, appréhendée avec un détachement amusé, reste avant tout un moyen d’investigation du monde intérieur de cet étrange artiste (la mémoire d’Arthur Grisham n’est pas dépourvue d’imagination) et de ses arcanes muséographiques pleines d’imprévus. Arthur Grisham, homme-cerveau, immobile la plupart du temps, possède en lui des images qui définissent sa personnalité. Les ombres blanches s’avère ainsi à terme une quête de l’imaginaire et une approche des mécanismes de la pensée.

Les ombres blanches, par Hervé Carrier
La greffe, couverture

15,5 x 5 cm
56 pages en noir & blanc
couverture en bichromie
ISBN : 978-2-84841-003-6
Paru en avril 2002, épuisé
3€

La greffe

par Hervé Carrier

Un mauvais rêve, l'abandon, le temps qui s'allonge, une pomme et des branches qui poussent : autant d'ingrédients pour une adaptation très libre de La métamorphose de Kafka.

À noter qu'en 2012, Alexandre Kha réalisa une nouvelle version de ce récit pour l'album Les monstres aux pieds d'argile.

La greffe, par Hervé Carrier

« Hervé Carrier, connu aujourd'hui sous le pseudo d'Alexandre Kha, nous délivre ce petit (minuscule) album en 2002 aux éditions Tanibis (alors Thot l'Ibis). Il signe ici un ouvrage poétique, mélancolique, dur et au fond tellement vrai. Il y est question de responsabilités, de culpabilité, d'abandon. La greffe, adaptation de La métamorphose de Kafka, est entièrement basée sur l'angoisse de l'existence humaine. On se sent dans un lieu clos intimiste, comme enfermé et obligé de subir. Adapter l'œuvre de Kafka n'avait rien de facile, et on peut même penser l'exercice périlleux. Mais c'est bien une réussite, et la patte d'Hervé Carrier est passionnelle. (…) »

c6ril, BulleDair

Rhinocéros contre éléphant n°3, couverture

19 x 25 cm
72 pages en noir & blanc
couverture en trichromie
ISBN :
Paru en avril 2002, disponible
7.5€

Rhinocéros contre éléphant n°3

par Collectif

Ce numéro a reçu l'Alph'Art fanzine au festival de la bande dessinée d'Angoulême 2003.

Au sommaire :

Claude Amauger, Julie Argouse, Aurélia Aurita, Ivan Brun, Hervé Carrier, Sylvie Fontaine, Flora Huynh, Patrick Jann!n, Lucas Méthé, Eva Pena, Samaël & Solea. Couverture d'Ivan Brun.

Présentation:

Équipé en standard d'une seconde couverture intérieure, ce numéro déborde de scoops et de révélations en tous genres ! Nos services secrets ont réussi à infiltrer les réseaux de presse pachydermes et à subtiliser quelques pages d'un journal d'actualité du pays Rhinocéros et Éléphant. Nous saluons ici tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour que nous puissions publier quelques unes de ces 14 pages qui apportent un regard nouveau sur les deux mastodontes.

Et comme si nous n'étions pas suffisamment racoleurs, ces pages scandaleuses viennent encadrer le sang et l'amour qui s'épanchent sur 56 pages de bandes dessinées réalisées par 11 auteurs paparazzis.

Rhinocéros contre éléphant n°3, par Collectif
Fourmi Sismographique, couverture

19 x 19 cm
56 pages en couleurs et noir & blanc
couverture couleurs
ISBN :
Paru en juin 2001, épuisé
5.4€

Fourmi Sismographique

par Collectif

Au sommaire :

A, Claude Amauger, Aurelia Aurita, Ivan Brun, Hervé Carrier, Flora Huynh, Patrick Jann!n, Jocelyn & Samaël.

Tiré à 100 exemplaires à l'occasion du festival de Sierre et trop vite épuisé, ce collectif au format carré réunit une partie des auteurs de Rhinocéros contre éléphant, ainsi que des petits nouveaux dont une certaine Aurélia Aurita.

Fourmi Sismographique, par Collectif
Microbe contre virus, couverture

15,5 x 5 cm
56 pages en noir & blanc
couverture en bichromie
ISBN :
Paru en janvier 2001, épuisé
2.3€

Microbe contre virus

par Collectif

Au sommaire :

A, Claude Amauger, Hervé Carrier, Eric Girard, Medoc, Arnu West. Entretien avec Un Regard Moderne. Couverture de Samaël & Hervé Carrier.

Au travers d'un florilège de strips farfelus, une poignée d'auteurs tente de répondre à cette interrogation si cruciale. Attention, ouvrage hautement contagieux.

Microbe contre virus, par Collectif
Rhinocéros contre éléphant n°2, couverture

19 x 25 cm
80 pages en noir & blanc
couverture en bichromie
ISBN :
Paru en janvier 2001, épuisé
6.1€

Rhinocéros contre éléphant n°2

par Collectif

Ce numéro a reçu le "prix découverte" au festival de Sierre 2002.

Au sommaire :

A, Claude Amauger, Ambre, Ivan Brun, Cachu, Hervé Carrier, Valérie Chemarin, Fafé, Sylvie Fontaine, Flora Huynh, Olivier Josso, Pierre Lancelin, François-Xavier Léonard, Kkrist Mirror, Eva Pena, Serge Rivron, Gilles Rochier, Sylvain Roubaud & Samaël.

Entretiens avec Yvan Alagbé, Ambre, David B, Bézian, BigBen, Blanquet, Bolino, Felipe H. Cava, Christophe Chabouté, Jean-Claude Denis, Will Eisner, Fafé, Emmanuel Guibert, Killofer, Mattt Konture, Ptiluc, Serge Rivron & Sylvestre. Et un dessin de Lewis Trondheim pour la route. Couverture d'Emre Orhun.

Les cinq auteurs du premier numéro sont rejoints par une dizaine d'invités pour une soixantaine de pages d'histoires courtes. Parmi ces derniers, Hervé Carrier, Ivan Brun et Sylvie Fontaine deviendront par la suite des collaborateurs réguliers des éditions Tanibis. On trouvera également parmi ces pages une interview puzzle sur le rapport qu'entretiennent l'image et la narration dans la bande dessinée. Dix-huit auteurs issus des horizons les plus divers apportent leur contribution au débat.

Rhinocéros contre éléphant n°2, par Collectif
Rhinocéros contre éléphant n°1, couverture

19 x 25 cm
32 pages en noir & blanc
couverture en bichromie
ISBN :
Paru en mai 2000, épuisé
4.6€

Rhinocéros contre éléphant n°1

par Collectif

Au sommaire :

A, Claude Amauger, François-Xavier Léonard, Sylvain Roubaud & Samaël. Couverture de Samaël.

Rhinocéros contre éléphant, voilà deux géants, symboles de force, de sagesse et d'éternité qui se ressemblent trop pour ne pas s'engager dans une lutte terrifiante et infinie.

Voilà le numéro par lequel tout a commencé. Cinq auteurs qui se rencontrent dans un atelier de bande dessinée animé par l'auteur Ambre. Le projet s'organise et voilà que A, Claude Amauger, François-Xavier Léonard, Sylvain Roubaud & Samaël signent un ensemble d'histoires courtes.

Rhinocéros contre éléphant n°1, par Collectif

auteurs

ivan-brunIvan Brun
choi-juhyunChoi Juhyun
eric-drookerEric Drooker
emgEMG
sylvie-fontaineSylvie Fontaine
alexandre-khaAlexandre Kha
paul-kirchnerPaul Kirchner
ll-de-marsL.L. De Mars
aurelien-mauryAurélien Maury
lucas-varelaLucas Varela
diego-agrimbauDiego Agrimbau
ivan-brun, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Ivan Brun

Né en 1971, Ivan Brun vit et travaille à Lyon.

Il étudie à l’école nationale des Beaux-Arts de Lyon entre 1989 et 1994. En 1991, il intègre le collectif Organic Comix, groupe dont l’activité principale est la réalisation de comic-strips géants au cours de diverses manifestations culturelles. Cette pratique hors-norme l’amène à développer entre 1993 et 2000 un travail de peinture conséquent. Tirant vers le photoréalisme, ses tableaux s’inscrivent dans la continuité de la Figuration Critique des années 70, appliquée aux thèmes sociaux et politiques de la récession de la première moitié des années 90.

Opérant par la force des choses hors des circuits de l’art contemporain, Ivan Brun décide de mettre un terme à cette approche de la peinture, confronté au déni des galeries et des institutions. Ses expositions actuelles relèvent davantage de la performance, les peintures étant réalisées en un temps limité sur des matériaux de récupération.

Entre 1994 et 2000, Brun joue et chante au sein du groupe punk-hardcore Coche Bomba, de nombreux concerts furent donnés dans les squatts et lieux autonomes de l’Andalousie jusqu’aux confins de l’ex R.D.A. Les textes des chansons sont chantés tour à tour en Français, Anglais et Espagnol. Parallèlement, il publie dans divers fanzines des planches de bandes dessinées. Il s'autoédite en 1996 dans Lieux communs, un recueil de séquences délivrant une approche sociologique sur l’urbanisme et la population des banlieues. En 2004, sort l’album Otaku, fiction spéculative réalisée en collaboration avec le scénariste Lionel Tran, puis Tanibis édite le recueil d'histoires courtes Lowlife. Depuis fin 2005, des récits muets d'Ivan Brun sont publiées dans le mensuel L'Écho des Savanes, puis repris en 2008 et 2010 dans les albums No Comment et War Songs.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Lieux communs (Auto-édition, 1996, réédition par TerreNoire en 2005)
  • Otaku, scénario de Lionel Tran (Les Requins Marteaux, 2004)
  • Lowlife (Tanibis, 2005)
  • No comment (Drugstore, 2008)
  • War songs (Drugstore, 2010)

DESSIN ET ILLUSTRATION

  • Panoramique (TerreNoire, 2006)
  • Looping (Jarjille 2012)

FANZINE

  • Dump Site n°1 et 2 (2004)
  • Outrage Fatigue (2013)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

El Vibora, Blue, Geisha, Stripburger, My Way, l'Écho des Savanes, Pilote, Mome, Lamette, Reptile, Rhinocéros contre éléphant, Détachez vos ceintures, Tous coupables

EXPOSITIONS

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES (SÉLECTION)

  • Expectatives, à l'Espace des Arts Confondus/PezNer, Villeurbanne (1997)
  • Two worlds, one sentiment, à l'Alliance Française de Manille, Philippines (2000)
  • Disparates, à Art-Com Studio, Lyon (2000)
  • Conversions, au Centre Culturel l’Aqueduc, Dardilly (2002)
  • Spirales descendantes, à l'Espace 13x13, Annemasse (2002)
  • Lowlife, à la librairie Le Bal des Ardents, Lyon (2005)
  • Wasted Dreams, à l'atelier El Gah, Lyon (2006)
  • Le Meilleur des Mondes, à la fanzinothèque de Poitiers (2008)

EXPOSITIONS COLLECTIVES (SÉLECTION)

  • Cent millions d’étoiles, au Musée d’Art Contemporain de Lyon (1999)
  • Lyons X-press, à la Viridian Gallery à New York U.S.A. (1999)
  • Exposition Tanibis, à l'Atelier TerreNoire, Lyon (2007)
  • La Nouvelle Vague, à la bibliothèque municipale de Lyon 1er (2008)

DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE

  • Split Lp 15 titres (1995)
  • Viva la Dereliccion 45 tours 10 titres (1996)
  • Poco o Nada 25cm 16 titres (1997)
  • Split Ep avec Argue Damnation (Japon, 1998)
  • 45 tours 8 titres (1999)
  • 5 years of trash guerilla (2000)

WEB

choi-juhyun, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Choi Juhyun

Juhyun Choi, auteur et plasticienne, est née à Gyeongju en Corée du Sud en 1978. Elle s'installe en France en 2001 pour y suivre des études d’art à l’École Supérieure de l’Image de Poitiers. Elle s’intéresse très vite à la bande dessinée pour mettre en images ses rêves et souvenirs. Elle a notamment publié Sous la peau du loup, Halmé (éditions Cambourakis) et Ressac (avec L.L. de Mars, éditions Tanibis). Ses histoires courtes sont parues dans des revues politiques et collectifs de bande dessinée comme Le monde diplomatique en bande dessinée, Internazionale, Récits, Le nouveau journal de Judith et Marinette, Stripburger… Elle a été en résidence à la villa Marguerite Yourcenar et à la Maison des Auteurs d'Angoulême. En tant que plasticienne, elle réalise des spectacles expérimentaux de théâtre d'ombre, mêlant ombres, danse et musique. Ses pièces ont été jouées à Ljubljana et à Bruxelles.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Caches (Autoédition, 2004)
  • Mains (Autoédition, 2004)
  • Le mois de janvier, avec Otto T. (Groinge, 2005)
  • Sous la peau du loup (Cambourakis, 2008)
  • Halmé (Cambourakis, 2009)
  • Variez vos salades / égayez vos sandwichs, avec Otto T. (FLBLB, 2010)
  • Ressac, avec L.L. de Mars (Tanibis, 2013)

COLLECTIFS

Crrisp (L’employé du moi), 40075 km (L’employé du moi), Le Monde Diplomatique en bande dessinée

REVUES & PÉRIODIQUES

Le nouveau journal de Judith et Marinette, Patate Douce, Stripburger, Warburger

WEB

Site personnel : http://choijuhyun.wordpress.com

eric-drooker, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Eric Drooker

New Yorkais de troisième génération, Eric Drooker naît en 1958 dans le Lower East Side, où il passe les quarante premières années de sa vie. Même après son déménagement en Californie, ce monstre urbain continue à le fasciner et reste au cœur de son œuvre.

À l’âge de douze ans, son grand-père lui offre La Ville et Mon livre d’heures, deux romans en gravures sur bois de Frans Masereel. Il découvre également les comics underground de Robert Crumb. Dans les années 70, il étudie la sculpture à la Cooper Union School of Art et s’installe près de Tompkins Park, dans la dixième avenue. Ses études achevées en 1983, il exerce divers métiers, puis commence à démarcher la presse afin de vivre de son art. Ses illustrations sont vues dans des journaux radicaux comme The People's Daily World ou The Progressive, diverses revues underground, des journaux de sans-abris ou encore dans le magazine pornographique Screw dans lequel il officie sous le pseudonyme de Dr. Ook.

Infatigable militant, il réalise d’innombrables caricatures politiques, tracts et « affiches de rue ». Le quartier entrant dans une phase de gentrification, Drooker se mobilise aux côtés des autres locataires et des sans-abris. Il participe aux émeutes de Tompkins Square Park en 1988, cet activisme lui valant quelques séjours en prisons.

Il rejoint l’équipe de World War 3 Illustrated, revue de bande dessinée militante fondée en 1980 par Seth Tobocman et Peter Kuper avec lesquels il partage, outre l'engagement politique, un graphisme anguleux et très contrasté. Il contribuera fréquemment à la revue et fera un temps partie de l'équipe éditoriale.

Constitué de trois récits muets réalisés sur une période de sept ans, Drooker publie Flood ! son premier livre en 1992. Notamment défendu par Art Spiegelman, Neil Gaiman et Frank Miller, le livre connaît un succès critique important et se voit attribuer un American Book Award. Des images issues de Flood ! ont été réutilisées par les groupes de rock Faith No More et Propagandhi et la Bibliothèque du Congrès fait l'acquisition en 2006 de l'ensemble des planches originales du livre.

Dans les années 90, Drooker élargit son champ d'action en se lançant dans la peinture. Le trait se fait moins anguleux, la couleur fait son apparition. Son travail est remarqué par le New York Times, il commence alors à travailler régulièrement pour des médias institutionnels (The New Yorker, dont il signe des couvertures, Newsweek, The Village Voice…) tout en poursuivant sa collaboration avec les médias alternatifs.

Toujours très actif dans le Lower East Side, il côtoie régulièrement Allen Ginsberg. Ils réalisent ensemble le livre Illuminated Poems, peu de temps avant la mort de Ginsberg. En 1998 paraît Street Posters and Ballads of the Lower East Side, une anthologie de planches de bandes dessinées, d'images, mais aussi de chansons et de poèmes. Son second roman graphique Blood Song — Une ballade silencieuse paraît en 2002. Si cette parabole muette du XXIe siècle partage avec Flood ! certains thèmes, elle délaisse l’aspect autobiographique pour gagner en universalité. L’approche graphique est également très différente, largement adoucie, aérienne, notamment inspirée par la découverte de la peinture extrême-orientale. Enfin, en 2010, Eric Drooker adapte en film d'animation le poème d'Allen Ginsberg Howl pour le long-métrage du même titre dirigé par Rob Epstein et Jeffrey Friedman.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE ET ILLUSTRATION

  • Flood ! A novel in pictures (Four Walls Eight Windows, États-Unis, 1992), publié en France sous le titre Flood ! Un roman graphique (Tanibis, France, 2009)
  • Illuminated Poems, avec Allen Ginsberg (Thunder’s Mouth Press, États-Unis, 1996)
  • Street Posters & Ballads (Seven Stories Press, États-Unis, 1998)
  • Blood Song : a Silent Ballad (A Harvest Original, États-Unis, 2002), publié en France sous le titre Blood Song — Une ballade silencieuse (Tanibis, France, 2010)
  • Howl (Harper Perennial, États-Unis, 2010)

SUR ERIC DROOKER

  • Subversion — L'art insoumis d'Eric Drooker (L'Échappée, France, 2007)

REVUES & COLLECTIFS

LA weekly, The New York Times, The Progressive, Screw, The Village Voice, The New Yorker, Newsweek, World War 3 Illustrated, Heavy Metal, 9-11, Comix 2000, Talking heads

DIVERS

Pochettes de disques pour Faith No More, Rage Against the Machine, Propagandhi

WEB

Site personnel : http://www.drooker.com

emg, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

EMG

EMG est un ordinateur expérimental relativement puissant mis au point en 1983 par des ingénieurs de Pitsoft France pour générer des suites plus ou moins cohérentes d'images et de texte.

Cadencé à 7 Mhz et doté de 256ko de mémoire à peu près vive, il produit pendant de longues années des images ASCII sans réel intérêt commercial, avant de connaître un upgrade significatif en 2003, avec l'introduction de la 3D et d'un moteur de rendu proche de la ligne claire (notamment via les pluggins Y-Chaland, S-Clerc ou JL-Floc'h). L'apport d'une carte d'extension BD-2000X apporte à EMG flexibilité et vitesse et lui permet de produire des bandes dessinées informatiques de plus de 32 cases, alors que ses concurrents (FMR-75 ou NRV-deluxe…) n'en affichent pas plus de 8. Multitâche préemptif, alors que la plate-forme de publication en ligne Grand Papier affiche plusieurs récits programmés par EMG, celui-ci génère en 2009 le blog/fanzine Néant Horizon qui regroupe d'autres auteurs de bandes dessinées électroniques.

À la rentrée 2012, EMG connaît sa plus importante mise à jour avec la commercialisation de Tremblez Enfance z46, son premier album papier. Dans l'attente de nouvelles aventures, EMG est actuellement stocké en pièces détachées dans les cales d'un cargo au port d'Anvers.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Tremblez Enfance z46 (Tanibis, 2012)

WEB

  • Site personnel : http://emg.50webs.org/
  • Publication de dessins et de bandes dessinées sur les plateformes Grand Papier, Pixel Art Obscur ou encore Manolosanctis.
  • EMG présente ses travaux et ceux d'autres auteurs de bande dessinée électronique sur le blog Néant Horizon.
sylvie-fontaine, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Sylvie Fontaine

Née en 1962, Sylvie Fontaine étudie à l’École nationale supérieure des arts décoratifs.

Après plusieurs années à travailler dans la publicité et l’illustration pour la presse (Nitro, Cosmopolitan, Télérama, Science & Vie Junior…), elle se tourne vers la bande dessinée pour créer une oeuvre plus personnelle. Ses premiers travaux sont publiés dans l’éphémère mensuel Bachi-Bouzouk et sur le site internet Du9. Remarquée par les éditions de la Cafetière, elle y publie Là-bas, histoire d’un homme découvrant un monde onirique fait de formes organiques, reflet de sa vision du monde polymorphe. Dans les tomes 1 & 2 du récit de science-fiction Cubik, des sphères en liberté perturbent l’ordre d’une société totalitaire et anguleuse. Récit profondément humain inspiré des lettres de Calamity Jane à sa fille, Calamity paraît en 2004. Sylvie y métamorphose son graphisme en adoptant un dessin au pinceau. Dans Le poulet du dimanche, elle revient à un univers fantastique et approfondit un travail sur la mutation des personnages comme du dessin. Ce travail connaît un nouveau développement dans ses Silhouettes, série de peintures exposées à plusieurs reprises. Sylvie Fontaine fait ensuite paraître à La Boîte à Bulles Naïve, bande dessinée destinée à un public adolescent. Elle revient aux éditions Tanibis avec Miss Va-nu-pieds, ballade pop et psychédélique évoquant autant Alice au Pays des Merveilles que Pravda la Survireuse, puis Sous le manteau.

Ayant par ailleurs écrit quelques critiques (Du9, L’indispensable), Sylvie Fontaine enseigne aussi depuis 1997 la bande dessinée et la peinture au centre culturel François Mauriac de Sevran.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Là-Bas (La Cafetière, 1999)
  • Cubik 1 (La Cafetière, 2000)
  • Changer tout (Les Oiseaux de Passage, 2001)
  • Cubik 2 (La Cafetière, 2002)
  • Calamity (BFB, 2004)
  • Le poulet du dimanche (Tanibis, 2007)
  • Naïve (La Boîte à Bulles, 2008)
  • Miss Va-nu-pieds (Tanibis, 2008)
  • Sous le manteau (Tanibis, 2010)

COLLECTIFS ET PÉRIODIQUES

Comix 2000, Rhinocéros contre Éléphant, Du9, PLG, Bachi-Bouzouk

EXPOSITIONS

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES (SÉLECTION)

  • Cubik, 4e festival BDélires, Espace Reuilly, Paris (2000)
  • Calamity, Galerie Frédéric Bosser & FNAC Montparnasse, Paris (2005)
  • Le Poulet du Dimanche, librairie-galerie Le Monte-en-l'air, Paris, médiathèque du Bachut, Lyon, et 6e rencontres du 9e Art, Aix-en-Provence (2007)
  • Silhouettes, Espace François Mauriac, Sevran (2008)

EXPOSITIONS COLLECTIVES (SÉLECTION)

  • Les mille et une nuits, Espace François Mauriac, Sevran (1998)
  • Comix 2000, Institut français de Cologne, Allemagne (2000)
  • Rétrospective Tanibis, atelier TerreNoire, Lyon (2007)
  • La Nouvelle Vague, bibliothèque municipale de Lyon 1er (2008)
  • Des mots dans la peinture, Le cabinet d'amateur, Paris (2010)
  • Le Parfum, galerie Barbier & Mathon, Paris (2013)

WEB

Blog : http://fontainebd.blogspot.fr/

alexandre-kha, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Alexandre Kha

Dans la vraie vie, Alexandre Kha, né en 1969, est infographiste à Lyon. Dans l'autre, plus clandestine, il publie ses premières histoires dans la revue Rhinocéros contre éléphant des éditions Tanibis. Avec un optimisme déroutant, il persévère en commettant, toujours chez Tanibis, plusieurs livres composés de dessins légendés, puis de bandes dessinées, privilégiant un univers à la lisière de l'onirisme. Il a également illustré deux contes pour enfants.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE & DESSIN LÉGENDÉ

  • Les mangeurs d'absolu (Tanibis, 2007)
  • Souvenirs de poche (Tanibis, 2007)
  • L'attrapeur d'images (Tanibis, 2009)
  • Gimmick l'enchanteur (Jarjille, 2011)
  • Les monstres aux pieds d'argile (Tanibis, 2011)

ALBUMS JEUNESSE

  • La fille aux yeux de pluie, texte d'Anne Lauricella (Gecko, 2007)
  • Saafa et les Dogons (Vilo, 2011)

FANZINES

  • La disparue (Atelier 15, 2009)
  • Grafik Express (Atelier 15, 2009)
  • L'arpenteur (Atelier 15, 2010)
  • Portrait d'un(e) inconnu(e) (Atelier 15, 2010)
  • Le théorème funeste (Atelier 15, 2010)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Rhinocéros contre éléphant, ComixClub, Le Phacochère, Stripburger, Deadline, Tous cochons, Détachez vos ceintures…

WEB

paul-kirchner, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Paul Kirchner

Paul Kirchner est né le 29 janvier 1952 à New Haven (Connecticut).

Adolescent, il s’enthousiasme pour les comics de Jack Kirby et Steve Ditko. Après le lycée, il déménage à New York et s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Cooper Union. Il travaille parallèlement dans une librairie et vend des comic books pendant les conventions. Un camarade de classe le présente à Larry Hama, auteur de comics connu pour ses scénarios de Wolverine et GI Joe. À l’époque assistant de Wally Wood, Larry Hama amène Paul Kirchner au studio de Neal Adams ; Paul Kirchner y travaille occasionnellement et y croise entre autres Ralph Reese, Howard Chaykin, Bernie Wrightson, Walt Simonson, Russ Heath, Vicente Alcazar, Gray Morrow, Jim Starlin ou Al Milgrom.

Nous sommes en 1973, Paul Kirchner a alors 21 ans. Il décide qu’il est temps d’abandonner ses études d’art pour devenir artiste. Neal Adams le recommande à Joe Orlando, alors éditeur à DC comics, qui l’embauche comme crayonneur pour des comics d’horreur. Orlando le présente à Tex Blaisdell qui le recrute comme assistant sur le strip Little Orphan Annie qu’il avait repris après la mort d’Harold Gray. À la même époque, Paul Kirchner réalise sous le pseudonyme de Kurt Schnurr une quarantaine de couvertures pour Screw, revue pornographique publiée par Al Goldstein. Lorsqu’en 1973 Tex Blaisdell abandonne le strip Little Orphan Annie, Paul Kirchner devient assistant de Wally Wood grâce à Ralph Reese. Kirchner travaille notamment au dessin de la série érotique Sally Forth. Il commence par ailleurs à réaliser des illustrations pour le New York Times grâce à l’ancien directeur artistique de Screw.

Contacté en 1974 par le magazine d’humour Harpoon qui démarrait alors, il y entame Dope Rider, série de récits courts mettant en scène un squelette toxicomane. Ce travail, extrêmement étrange, se nourrit des westerns de Sergio Leone et de l’art de Magritte, Dali, Philippe Druillet, Hieronymous Bosch et M.C. Escher. Dope Rider sera par la suite repéré et publié par High Times, revue emblématique de la contre-culture. En regardant le travail de Paul Kirchner, Neal Adams a ce commentaire : « comment peut-on avoir l’air aussi normal et dessiner des choses aussi étranges ? ». Une partie de ces récits courts est publiée en France dans L’Écho des savanes puis dans l’album Conte à rebours grâce à Fershid Bharucha.

Le magazine américain Heavy Metal, inspiré de Métal Hurlant, démarre en 1977. Paul Kirchner y dessine divers récits courts, puis montre une série de strips surréalistes intitulée le bus à l’éditrice Julie Simmons. le bus paraîtra dans Heavy Metal pendant six ans.

En 1980, il réalise pour l’entreprise de jouets Mego la conception d’une ligne de figurines militaires et divers récits courts reprenant mettant en scène les personnages. Il travaille pour Mego pendant un an, puis l’entreprise fait faillite. Il revient ensuite à un travail de bande dessinée plus personnel, passant une année sur un roman graphique qu’il réalise en collaboration avec l’écrivain hollandais de romans policiers Janwillem van de Wetering, rencontré par l’intermédiaire de son frère aîné Thomas Kirchner, un moine bouddhiste zen. Murder by Remote Control est publié en 1986, mais rencontre un succès mitigé.

S’éloignant par la suite du monde de la bande dessinée, il continue à dessiner, notamment pour l’industrie du jouet et la publicité. Paul Kirchner a également écrit des ouvrages de non-fiction humoristiques pour Rhino Record ainsi que des documentaires sur des sujets tels que les techniques de combat où l'histoire du couteau Bowie pour Paladin Press.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Contes à rebours (Éditions du Triton, France, 1980)
  • Moord op Afstand, avec Janwillem van de Wetering (W & L Boeken, Pays-Bas, 1984), traduit en anglais sous le titre Murder by remote control (Ballantine, États-Unis, 1986)
  • Realms (Catalan Communications, États-Unis, 1987)
  • the bus (Ballantine, États-Unis, 1987)
  • The Big Book of Losers : Pathetic but True Tales of the World’s Most Titanic Failures, scénarios pour divers dessinateurs (DC Comics, États-Unis, 1997)
  • le bus & the bus, rééditions augmentées en français et en anglais de l'album paru en 1987 (Tanibis, France, 2012)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Big apple comix, Harpoon, High Times, Heavy Metal, Epic Illustrated, The New York Time, Weird War Tales, L’écho des savanes, Special USA

ÉCRITS

  • Trajectories, texte sur Wallace Wood publié dans The Comics Journal n°198 (Fantagraphics, États-Unis, 1997), repris dans Against the Grain : Mad Artist Wallace Wood (TwoMorrows Publishing, État-Unis, 2003)

Paul Kirchner a également écrit des ouvrages de non-fiction humoristique pour Rhino Record ainsi que des documentaires pour Paladin Press.

WEB

ll-de-mars, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

L.L. De Mars

Artiste hispano-suisse, L.L. De Mars est né en 1967 en Bretagne. Actuellement, il vit et travaille dans un trou. Infatigable touche-à-tout, il s'investit notamment dans les champs de la littérature, de la lecture publique, de la musique contemporaine, de l'art contemporain, de la création vidéo, de la bande dessinée et du dessin satirique. La majeure partie de son travail est en copyleft et peut être lue sur son site web le terrier.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Pingouins tome 1 : l'aller (Treize étrange, 1996, In libro veritas, 2006)
  • Pingouins tome 2 : le retour (Treize étrange, 1997, In libro veritas, 2006)
  • 15 jours avant la fin du monde (6 pieds sous terre, 2005)
  • Plusieurs lièvres à la fois (6 pieds sous terre, 2005)
  • Henri le lapin à grosses couilles (6 pieds sous terre, 2005)
  • La place idéale pour s'égarer (Lazer, 2008)
  • Quelques prières d'urgence à réciter en cas de fin des temps (Les Rêveurs, 2009)
  • Docilités (Bicéphale, 2010)
  • Comment Betty vint au monde (Tanibis, 2011)
  • Dialogues de morts autour de la musique (Scutella, 2011)
  • Une brève et longue histoire du monde (Délicates, 2011)
  • Accordéon de Kündig 01 : Les cloches de Rome, avec E. & J. LeGlatin (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 02 : L’oeil de mon voisin, avec E. & J. LeGlatin (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 03 : De la couture, avec E. & J. LeGlatin (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 04 : Piège à sucre, avec E. & J. LeGlatin. (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 05 : Tanné dedans, avec Docteur C. (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 06 : Quadrature du champ, avec Docteur C. (Bicéphale, 2012)
  • Hors-sujet (6 pieds sous terre, 2012)
  • Hapax (The Hoochie Coochie, 2013)
  • Ressac, avec Choi Juhyun (Tanibis, 2013)
  • Carré carré carré carré, avec Benoît Preteseille (Polystyrène, 2013)

DESSIN ET ILLUSTRATION

  • Minnie et son Nounours, texte de Stéphane Batsal (MMI, 2001)
  • Chérie, promet-moi de m'achever si j'ai une idée de droite (Centre d'art de Bazouges-la-Pérouse, 2005)
  • M – Une traversée des chants de Maldoror (6 pieds sous terre, 2006)
  • Les Mœurs étranges de Perpendicule (L'œuf, 2008)
  • La Gaya Scienza (L'œuf, 2010)
  • Les misères et les malheurs de la guerre, d'après Jacques Callot noble lorrain, texte de Laurent Grisel (Ion, 2012)

COLLECTIFS

Aïeaïeaïe, Bévue, Bonobo Revue, Bob, Charlie Hebdo, Chutes, CJC, CQFD, Le crachoir, L'écho des Savanes, Gorgonzola, Jade, Oh la vache !, R de réel, Spirou, Turkey Magazine

RÉCITS, POÉSIE, ESSAIS

  • De l’humour libéral, ou l’invention de l’idiot moderne, actes du colloque éponyme, avec Jean-Francis Peirce (Le Bon accueil, 2001)
  • Moteurs ou les Augures, roman écrit en collaboration avec S. Batsal (MMI, 2001)
  • Constitution (Le mot et le reste, 2004)
  • Politique de l'art, avec Question orale de Jean-Marie Goater (Les Perséides, 2006)

DIVERS

Co-création et co-direction des revues La Parole Vaine (1993, treize numéros), MMI (2001, neuf numéros), Enculer (2007-2010, six numéros).

WEB

Site personnel : http://www.le-terrier.net. Ce site, en ligne depuis 1996, présente également les travaux de nombreux autres poètes, dessinateurs, musiciens, peintres et plasticiens.

aurelien-maury, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Aurélien Maury

C'est en 1973, non loin de la ville texane de Cotulla, que Terrence A. Maury voit le jour dans la ferme d'élevage porcin de ses parents. Contraint par les services sociaux à rejoindre un établissement spécialisé, il quitte le foyer familial à 33 ans. C'est à cette époque qu'il découvre la science-fiction et se passionne pour l'univers des comics.

Ses premiers dessins sur des boîtes de céréales retournées éveillent l'attention et on lui propose rapidement d'organiser une exposition dans le hall de la cafétéria de Mendy's. C'est à cette occasion que le directeur des ventes des éditions Tanibis, alors en vacances, remarque le potentiel de cet artiste hors-norme.

En mars 2011 paraît Le dernier cosmonaute, un ouvrage poignant et sensible que Terrence choisit de signer de son deuxième prénom en hommage à ses lointaines origines françaises. Aujourd'hui, Terrence est très fier d'être publié en France. Grâce a ses droits d'auteur, il a pu acquérir la réplique en modèle réduit de la navette Columbia en 15.000 pièces. Il entend bien en achever le montage cet automne.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Le dernier cosmonaute (Tanibis, 2011)

ALBUM JEUNESSE

  • Les contes du piano-caméra — Oïgo Bongo, texte de Jérôme Margotton (éditions du Piano-caméra, 2013)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Rhinocéros contre éléphant, Fourmi Sismographique, Microbe contre Virus, Zen, Projet Bermuda, La Tribune de Lyon.

WEB

Blog : http://carnavalpanzer.blogspot.fr/

lucas-varela, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Lucas Varela

Lucas Varela est né à Buenos Aires en 1971. Après des études de graphisme à l’université de Buenos Aires, il fonde avec l’écrivain Roberto Barreiro le fanzine Kapop, dont six numéros paraissent entre 1998 et 2001. Il y dessine la plupart des récits, s'essayant avec bonheur à de nombreux styles graphiques. Parallèlement, il travaille entre 1996 et 2002 comme dessinateur et graphiste pour le quotidien Clarín. Ce travail sera récompensé par la Society of News Design. Il se consacre pleinement à la bande dessinée et l’illustration depuis 2002.

Dans le domaine de la bande dessinée, il publie en Argentine le recueil d’histoires courtes Estupefacto en 2007. Paolo Pinocchio, version cynique du personnage de Collodi y fait son apparition. Un second recueil, Matabicho paraît en 2009. Avec l’auteur Carlos Trillo, récemment disparu, il réalise La Corne écarlate et L’Héritage du Colonel, tous deux publiés en France, ainsi que Sasha Despierta (prépublié dans la revue argentine Fierro) et la série la jeunesse Ele.

Paolo Pinocchio, son premier album en tant qu’auteur complet, est publié en Espagne en 2011. Il entame la même année avec le scénariste Diego Agrimbau une série de récits courts associant la représentation de troubles neurologiques avec un jeu sur les mécanismes de la bande dessinée. Fruit de cette collaboration, Diagnostics paraît en 2013.

Parallèlement, il travaille comme illustrateur pour la presse et expose son travail en galeries. Il est actuellement en résidence à la maison des auteurs d’Angoulême.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • La Corne écarlate, scénario de Carlos Trillo (SAF Comics, France, Hollande et Angleterre, 2004)
  • Estupefacto, sur des scénarios de plusieurs auteurs (Domus Editora, Argentine, 2007)
  • Matabicho, sur des scénarios de plusieurs auteurs (Editorial Moebius, Argentine, 2009)
  • Ele, sous le pseudonyme de Mr. Zombi, scénario de Carlos Trillo et Maicas (SAF Comics)
  • L’Héritage du Colonel, scénario de Carlos Trillo (Éditions Delcourt, France, 2009)
  • Paolo Pinocchio (Dibbuks, Espagne, 2011, Tanibis, France, 2012)
  • Sasha Despierta, scénario de Carlos Trillo (Historietas Argentinas, Argentine, 2011)
  • Diagnostics, scénario de Diego Agrimbau (Tanibis, France, 2013)

ILLUSTRATION

  • Piedras Fritas, illustrations pour un recueil de contes de Carlos Trillo (Journal Clarín, Argentine, 2008)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Art-Monstre (Café-Creed), Webtrip, ¡Caramba!, XXI, Clarín, La Nación, Rolling Stone Argentina, The Observer, Financial Times, Wired UK, Time Out de Londres, La Vanguardia de Cataluña

WEB

diego-agrimbau, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Diego Agrimbau

Né à Buenos Aires en 1975, Diego Agrimbau, fait ses premiers pas de scénariste dans le milieu indépendant argentin dès les années 1990. Il est co-fondateur de la maison d’éditions La Productora (2003) et membre du collectif Historietas Reales (2005), plate-forme de publication en ligne de bandes dessinées en feuilleton.

Il réalise plusieurs récits de science-fiction et d’anticipation, notamment avec le dessinateur Gabriel Ippóliti — La bulle de Bertold (Albin Michel), Prix Utopiales 2005, puis Planeta Extra, Prix Planeta De Agostini de bande dessinée en 2009 — ainsi qu’avec Leonardo Pietro — Fergus, Détective Publicitaire (L’Atalante, 2009), Cieloalto (Agua Negra, 2012).

Auteur prolifique, il travaille avec différents dessinateurs et s’essaye à de nombreux genres comme le récit intimiste (Le dégoût, dessins de Dante Ginevra), le comic strip (Los Canillitas, dessins de Fernando Baldó) ou encore l'uchronie, avec Eden Hôtel (Casterman, 2012), son dernier album en collaboration avec Ippóliti.

En 2011, il réalise une résidence de quatre mois à la Maison des Auteurs d’Angoulême avec Lucas Varela. De leur collaboration naît Diagnostics, un ensemble d'histoires courtes mêlant réappropriation des codes du récit de genre et expérimentation narrative.

Diego Agrimbau enseigne également le scénario de bande dessinée. Il a participé à plusieurs ateliers et master-class, notamment en France et en Argentine. Il dispense des cours de scénario dans son atelier ainsi qu’à l’Université de Palermo à Buenos Aires.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • La Bulle de Bertold, dessin de Gabriel Ippóliti (Albin Michel, France, 2005)
  • Egipcios del espacio, sur des scénarios de plusieurs auteurs (Domus Editora, Argentine, 2007)
  • La Grande toile, dessin de Gabriel Ippóliti (Albin Michel, France, 2006)
  • El Asco, dessin de Dante Ginevra (Domus Editora, Argentine, 2007), publié en France sous le titre Le dégoût (Insula, France, 2013)
  • El Muertero Zabaletta, dessin de Dante Ginevra (Norma Editorial, Espagne, 2008)
  • El Campito, dessin d’Hernán Gutiérrez (Belerofonte/Loco Rabia, Uruguay et Argentine, 2009)
  • Planeta Extra, dessin de Gabriel Ippóliti (Planeta DeAgostini Comics, Espagne et Italie, 2009)
  • Fergus, Détective publicitaire, dessin de Leonardo Pietro (L’Atalante, France, 2009)
  • Eden hôtel, dessin de Gabriel Ippóliti (Casterman, France, 2012)
  • Los Canillitas, tome 1, dessin de Fernando Baldó (Belerofonte/Loco Rabia, Uruguay et Argentine, 2012)
  • Cieloalto, dessin de Leonardo Pietro (Agua Negra, Argentine, 2012)
  • Diagnostics, dessin de Lucas Varela (Tanibis, France, 2013)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Comix Kiss Comics, El Mosquito, Tiempo Argentino, Fierro, Arkanov, Carne Argentina, Néstor Cómics, Camouflage Comics, Suda Mery K!, Ábreme, Tábula Rasa, Cent pour Cent, La Patria Dibujada

WEB

Blog personnel : http://diegoagrimbau.blogspot.fr/

boutique

  • Librairies
  • Commandes
  • Diffusion / distribution

Librairies

Vous trouverez ci-dessous une sélection de librairies présentant régulièrement nos livres. S'ils ne disposent pas du titre que vous recherchez, il se feront certainement un plaisir de vous le commander.
Il est également possible de nous passer directement commande.
Si vous êtes libraire et souhaitez vous procurer nos ouvrages, veuillez consulter les coordonnées de nos différents diffuseurs/distributeurs.

    FRANCE

    06 – Alpes-Maritimes

  • PLANÈTE LIVRES — 6, rue Defly 06000 Nice
  • COMIC STRIPS CAFÉ — 3, avenue du 24 Août 06600 Antibes
  • 11 – Aude

  • BD & CIE — 4, rue Francis Marceno 11000 Narbonne
  • 12 – Aveyron

  • CULTURE BD — 13, place du Bourg 12000 Rodez
  • 13 – Bouches du Rhône

  • LIBRAIRIE MAUPETIT — 142, La Canebière 13001 Marseille
  • HMO - LA SALLE DES MACHINES — 41, rue Jobin 13003 Marseille
  • LA RÉSERVE À BULLES — 76, rue des frères Barthélémy 13006 Marseille
  • LA BÉDÉRIE — 9, rue des Cordeliers 13100 Aix-en-Provence
  • LA LICORNE — 67, cours Mirabeau 13100 Aix-en-Provence
  • ACTES SUD — Place Nina Berbérova 13200 Arles
  • L'ARGONAUTE — 45, rue de la république 13500 Martigues
  • 14 – Calvados

  • BD R'ART — 13, rue Froide 14000 Caen
  • LA COUR DES MIRACLES — 51, rue Froide 14000 Caen
  • 16 – Charente

  • LIBRAIRIE DE LA BANDE DESSINÉE ET DE L'IMAGE — 121, rue de Bordeaux 16000 Angoulême
  • 17 – Charente-Maritime

  • MILLE SABORDS — 20-22, rue Palais 17000 La Rochelle
  • 25 – Doubs

  • LES SANDALES D'EMPÉDOCLE — 95, Grande rue 25000 Besançon
  • 26 – Drôme

  • LA LICORNE — 12, place des Clercs 26000 Valence
  • LA BALANÇOIRE — 6, rue Général Berlier 26400 Crest
  • 29 – Finistère

  • EXCALIBULLE — 9, place de la Liberté 29200 Brest
  • 31 – Haute-Garonne

  • ATMOSPHÈRE — 16, rue des Filatiers 31000 Toulouse
  • LIBRAIRIE OMBRES BLANCHES — 50, rue Gambetta 31000 Toulouse
  • TERRES DE LÉGENDES — 44, rue Gambetta 31000 Toulouse
  • LA PRÉFACE — 35-37, allée du Rouergue 31770 Colomiers
  • 33 – Gironde

  • ALBUM — 162, rue Sainte Catherine 33000 Bordeaux
  • BD FUGUE CAFÉ — 10, rue de la Merci 33000 Bordeaux
  • FNAC — 50, rue Sainte Catherine 33000 Bordeaux
  • LA MAUVAISE RÉPUTATION — 19, rue des Argentiers 33000 Bordeaux
  • LIBRAIRIE MOLLAT — 15, rue Vital Carles 33000 Bordeaux
  • 34 – Hérault

  • ALBUM — 5, rue de l'aiguillerie 34000 Montpellier
  • AZIMUTS — 13, rue Saint-Guilhem 34000 Montpellier
  • LIBRAIRIE SAURAMPS — Centre commercial Le Triangle, 34000 Montpellier
  • 35 – Ille-et-Vilaine

  • ALPHAGRAPH — 5, rue d'Échange 35000 Rennes
  • LA COURS DES MIRACLES — 18, rue de Penhoet 35000 Rennes
  • M'ENFIN — 13, rue Victor Hugo 35000 Rennes
  • TY BULL TOME 2 — 13, rue Saint-Hélier 35000 Rennes
  • 37 – Indre-et-Loire

  • BÉDÉLIRE — 81, rue du Commerce 37000 Tours
  • 38 – Isère

  • MOMIE FOLIE — 11, rue des Clercs 38000 Grenoble
  • GLÉNAT — 19, avenue Alsace Lorraine 38000 Grenoble
  • LES BULLES DE VIENNE — 11, rue du Collège 38200 Vienne
  • 41 – Loir-et-Cher

  • AU REPAIRE DES HÉROS — 41, rue Beaurepaire 41900 Angers
  • 42 – Loire

  • L'ÉTRANGE RENDEZ-VOUS — 1, rue Faure Belon 42000 Saint-Étienne
  • DES BULLES ET DES HOMMES — 11bis, rue du 11 Novembre 42100 Saint-Étienne
  • 44 – Loire-Atlantique

  • ALADIN — 8, rue Mercœur 44000 Nantes
  • LIBRAIRIE COIFFARD — 7, rue de la Fosse 44000 Nantes
  • STORY BD — 6, rue Guepin 44000 Nantes
  • VENT D'OUEST AU LIEU UNIQUE — 2, rue de la Biscuiterie 44000 Nantes
  • 45 – Loiret

  • LEGEND BD — 39, place du Chatelet 45000 Orléans
  • 49 – Maine-et-Loire

  • BIBLIO.GRAPHIK — 55, rue Baudrière 49100 Angers
  • 51 – Marne

  • BÉDÉRAMA — 26, galerie de l'Étape 51100 Reims
  • 53 – Mayenne

  • M'LIRE — 3, rue de la Paix 53000 Laval
  • 54 – Meurthe-et-Moselle

  • LA PARENTHÈSE — 19, cour des Arts 54000 Nancy
  • 57 – Moselle

  • AU CARRÉ DES BULLES — 19, rue de la Fontaine 57000 Metz
  • HISLER BD — 1, rue Ambroise Thomas 57000 Metz
  • 59 – Nord

  • LE FURET DU NORD LILLE — 15, place du Général de Gaulle 59000 Lille
  • AVENTURE BD — 36, rue Poincaré 59140 Dunkerque
  • BD FUGUE CAFÉ — 5, rue Royale 59800 Lille
  • 63 – Puy-de-Dôme

  • ESPRIT BD — 4, rue Saint Esprit 63000 Clermont-Ferrand
  • 64 – Pyrénées-Atlantiques

  • BACHI-BOUZOUK! — 11, rue Latapie 64000 Pau
  • 67 – Bas-Rhin

  • LIBRAIRIE INTERNATIONALE KLÉBER — 1, rue des Francs Bourgeois 67000 Strasbourg
  • LIBRAIRIE QUAI DES BRUMES — 120, Grand'Rue 67000 Strasbourg
  • 68 –Haut-Rhin

  • TRIBULLES — 12-14, passage du Théâtre 68100 Mulhouse
  • 69 – Rhône

  • LE BAL DES ARDENTS — 17, rue Neuve 69001 Lyon
  • OUVRIR L'ŒIL — 6, rue des Capucins 69001 Lyon
  • EXPÉRIENCE — 5, place Antonin Poncet 69002 Lyon
  • FNAC PRESQU'ÎLE — 85, rue de la République 69002 Lyon
  • LIBRAIRIE PASSAGES — 11, rue de Brest 69002 Lyon
  • LA BANDE DESSINÉE — 57, grande rue de la Croix Rousse 69004 Lyon
  • VIVEMENT DIMANCHE — 4, rue du Chariot d'Or 69004 Lyon
  • BOUTIQUE D'ART CONTEMPORAIN — Cité internationale 69006 Lyon
  • EXPÉRIENCE BIS — 42, rue Michel Servet 69100 Villeurbanne
  • 72 – Sarthe

  • BULLE — 6, rue Saint-Honoré 72100 Le Mans
  • 74 – Haute-Savoie

  • NEUVIÈME QUAI — 9, rue Royale 74000 Annecy
  • BD FUGUE CAFÉ — Centre Bonlieu 74000 Annecy
  • 75 – Paris

  • FNAC FORUM — 1, rue Pierre Lescot 75001 Paris
  • LIBRAIRIE FLAMMARION POMPIDOU — Centre Georges Pompidou 75004 Paris
  • SUPER HÉROS — 175, rue Saint-Martin 75003 Paris
  • ALBUM – L'ABD — 84, boulevard Saint-Germain 75005 Paris
  • L'ARBRE À LETTRES 5° — 2, rue Edouard Quenu 75005 Paris
  • UN REGARD MODERNE — 10, rue Gît-le-Cœur 75006 Paris
  • BOULINIER — 20, boulevard Saint-Michel 75006 Paris
  • FNAC MONTPARNASSE — 136, rue de Rennes 75006 Paris
  • FNAC SAINT-LAZARE — 109, rue Saint-Lazare 75009 Paris
  • PHILIPPE LE LIBRAIRE — 32, rue des Vinaigriers 75010 Paris
  • BD NET — 26, rue de Charonne 75011 Paris
  • L'IMAGIGRAPHE — 84, rue Oberkampf 75011 Paris
  • LA RUBRIQUE À BULLES — 110, boulevard Richard Lenoir 75011 Paris
  • LE PIED DE BICHE — 8, avenue Dorian 75012 Paris
  • THÉ TROC — 52, rue Jean-Pierre Timbaud 75011 Paris
  • ZIC ET BUL' — 76, avenue de la République 75011 Paris
  • L'ARBRE À LETTRES — 62, rue du faubourg Saint-Antoine 75012 Paris
  • FNAC ITALIE 2 — 30, avenue d'Italie 75013 Paris
  • MK2 BIBLIOTHÈQUE — 128-162, avenue de France 75013 Paris
  • AU DOMAINE DES DIEUX — 33, rue Brézin 75014 Paris
  • LE CANIVEAU — 24, rue de Condamine 75017 Paris
  • FNAC TERNES — 26—30, avenue Ternes 75017 Paris
  • L'HUMEUR VAGABONDE — 44, rue Poteau 75018 Paris
  • LE MERLE MOQUEUR — LIBRAIRIE DU 104 — 104, rue d'Aubervilliers 75019 Paris
  • MK2 QUAI DE LOIRE — 7, quai de Loire 75019 Paris
  • L'ATELIER D'EN FACE — 3, rue Constant Berthaud 75020 Paris
  • LE COMPTOIR DES MOTS — 239, rue des Pyrénées 75020 Paris
  • LE MERLE MOQUEUR — 51, rue de Bagnolet 75020 Paris
  • LE MONTE-EN-L'AIR — 71, rue de Ménilmontant 75020 Paris
  • LIBRAIRIE NATION — 36, boulevard de Charonne 75020 Paris
  • 78 – Yvelines

  • PLANÈTE 33 — 15, rue des Cordeliers 78000 Versailles
  • 79 – Deux-Sèvres

  • L'HYDRAGON — 33, avenue de Saint-Cloud 79000 Niort
  • 80 – Somme

  • BULLE EN STOCK — 4, rue du Marché Lanselles 80000 Amiens
  • 83 – Var

  • LIBRAIRIE CONTREBANDES — 37, rue Paul Lendrin 83000 Toulon
  • 86 – Vienne

  • BULLES D'ENCRE — 63, rue de la Cathédrale 86000 Poitiers
  • 87 – Haute-Vienne

  • PAGE ET PLUME — 4, place de la Motte 87000 Limoges
  • 92 – Hauts-de-Seine

  • FNAC LA DÉFENSE — CNIT, 2 place de la Défense 92053 La Défense
  • LE COMPTOIR DE LA BD — 103, boulevard Jean Jaurès 92100 Boulogne-Billancourt
  • LE COIN DE LA BULLE — 25, rue de l'Église 92160 Antony
  • BULLES DE SALON — 45, rue Carnot 92300 Levallois-Perret
  • 93 – Seine-Saint-Denis

  • FOLIES D'ENCRE — 9, avenue de la Résistance 93100 Montreuil
  • 94 – Val-de-Marne

  • MILLEPAGES — 174, rue de Fontenay 94300 Vincennes
  • 95 – Val-d'Oise

  • IMPRESSIONS — 35, rue du général de Gaulle 95880 Enghien-les-Bains
  • 974 – La Réunion

  • DES BULLES DANS L'OCÉAN — 63, rue Jean Chatel 97410 Saint-Denis de la Réunion
  • BELGIQUE

  • BRÜSEL — 100, boulevard Anspach 1000 Bruxelles
  • FILIGRANES — 39, avenue des Arts 1040 Bruxelles
  • BD WORLD — 137B, boulevard de l'Europe 1301 Wavre
  • SUISSE

  • CROBAR — 43, rue du Bourg 1003 Lausanne
  • CUMULUS — 9, rue des Étuves 1201 Genève
  • PAPIERS GRAS — 1, place de l'île 1201 Genève
  • COMIX SHOP — Theaterpass, 7 4051 Bale


N'hésitez pas à nous contacter en cas d'erreur ou d'oubli. Dernière mise à jour le 20/06/2013.

Diffusion/distribution

FRANCE & BELGIQUE

LES BELLES LETTRES (diffusion / distribution)

25, rue du Général Leclerc, 94270 Le Kremlin-Bicêtre
bldd@lesbelleslettres.com
www.bldd.fr
tél : 01 45 15 19 70 / fax : 01 45 15 19 80

SUISSE

AVEC PLAISIR (diffusion)

Phil Berger, case postale 2045, 1211, Genève 2
pberger@servidis.ch
tél : 022 301 17 74 / fax : 022 794 24 00

SERVIDIS (distribution)

5, rue des chaudronniers, CP 3663, 1211, Genève 3
commande@servidis.ch
www.servidis.ch
tél : 022 960 95 25 / fax : 022 96 09 577

QUÉBEC

DIMEDIA (diffusion/distribution)

539, boulevard Lebeau
Saint-Laurent QC H4N 1S2, Québec
www.dimedia.qc.ca
tél : 514 336 3941

AILLEURS (EUROPE, AMÉRIQUE LATINE…)

GARZÓN (diffusion/distribution)

10, rue de la Maison Blanche, 75013 Paris, France
contact@garzondi.com
www.garzondi.com
tél : +33(0)1 45 82 01 14 / fax : +33(0)1 45 82 01 93

Commandes

Commandes en ligne

Vous pouvez nous passer commande en ligne via le système de paiement sécurisé Paypal. Pour cela, il vous suffit, en parcourant notre catalogue, de cliquer sur le bouton « acheter en ligne » situé à gauche de la fiche de l'ouvrage qui vous intéresse. Il n'est pas nécessaire de disposer d'un compte paypal pour utiliser paypal.

Commandes par correspondance

Si vous ne souhaitez pas commander en ligne, vous pouvez télécharger notre bon de commande et nous le retourner complété et accompagné de votre règlement par chèque.

Expédition

Les frais de port sont offerts pour toute commande en France ou à l'étranger. Les envois sont réalisés au tarif « lettre verte » pour la France ou « livres et brochures » pour l'étranger. Si vous souhaitez bénéficier d'un autre mode de livraison (colissimo, recommandé…), merci de nous le faire savoir par e-mail, nous vous indiquerons le supplément correspondant et la marche à suivre. Les commandes sont expédiées sous 48 heures, les envois sont confirmés par e-mail.

informations

Présentation

Fondées en juin 2000 autour de la revue Rhinocéros contre éléphant, les éditions Tanibis (initialement baptisées Thot l'ibis) sont une maison d’édition à but non lucratif basée à Lyon. Spécialisé dans l’image et la bande dessinée, Tanibis publie actuellement 2 à 4 livres par an.

Coordonnées

Éditions Tanibis
69, cours Gambetta, 69003 Lyon
editions@tanibis.net
tél : (33) 04 78 60 73 17

Lettre d'infos

Pour recevoir notre lettre d'infos, cliquez ici (ou envoyez nous un e-mail en précisant dans l'objet « inscription lettre d'infos » ou toute autre mention explicite). Vous pouvez également vous abonner au flux rss de notre blog.

Soumissions

Nous préférons recevoir les manuscrits par e-mail. Avant toute soumission, merci d'examiner attentivement notre catalogue afin de vous assurer que votre projet corresponde à notre ligne éditoriale. En l'absence de réponse sous trois mois, veuillez considérer que votre projet n'est pas retenu. Les manuscrits non sollicités ne sont pas restitués.

Mentions légales

Association à but non lucratif (déclaration préfecture n° W691059294)
SIRET : 44469338600021
TVA intracommunautaire : FR79444693386
Siège social : 69, cours Gambetta 69003 Lyon, France

Site web

Ce site web s'efforce de présenter de manière exhaustive nos publications et leurs auteurs. En complément, le site présente de nombreux récits et images inédits. Le bon fonctionnement du site nécessite l'installation du plugin flash player dans votre navigateur. Ces pages ont été testées avec la plupart des navigateurs modernes disponibles. Si néanmoins vous rencontrez un problème technique, veuillez nous contacter en précisant le navigateur utilisé.
Conception et développement : Studios Tanibis
Directeur de publication : Gilbert Pinos
Hébergement : Online SAS - BP 438 75366 PARIS CEDEX 08

liens

  • Auteurs
  • Éditeurs
  • Autres

ambre Ambre

aurelia-aurita Aurélia Aurita

jean-michel-bertoyas Jean-Michel Bertoyas

ivan-brun Ivan Brun

choi-juhyun Choi Juhyun

eric-drooker Eric Drooker

emg EMG

fafe Fafé

sylvie-fontaine Sylvie Fontaine

ibn-al-rabin Ibn Al Rabin

alexandre-kha Alexandre Kha

paul-kirchner Paul Kirchner

ll-de-mars L.L. de Mars

tobias-schalken Tobias Schalken

stefan-jh-van-dinther Stefan J.H. van Dinther

lucas-varela Lucas Varela


arbitraire Arbitraire

le-feu-sacre Le Feu sacré

the-hoochie-coochie The Hoochie Coochie

le-lezard-noir Le Lézard Noir

matiere Matière

les-moutons-electriques Les Moutons électriques

rackham Rackham

insula Insula


bulle-d-air Bulle d'air

comix-pouf Comix Pouf

du9 Du9

la-fanzinotheque La fanzinothèque

patrick-marcel Patrick Marcel